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 Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini

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MessageSujet: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Sam 24 Déc - 22:45

Cela faisait plus d'une semaine et demie que Arian n'avait pas daigné de faire cours. Il n'était même pas à l’académie, en plus. Il avait quelques petites affaires à régler, comme gérer une réunion avec les sages dans le siège de la Team Plasma à Unys. Ils avaient réussi à recruter pas mal de gens à Hoenn, assez pour pouvoir créer une nouvelle branche de la team, là bas. Il avait réussi à clore l'affaire assez vite, lire et mémoriser tous les nouveaux dossiers ainsi que les rapports des autres membres qu'il avait laissé traîner durant une mois en moins d'une semaine. Quand il finit, il pensa à aller faire un tour au palais de « N » qui était à présent le sien. Les chercheurs travaillaient très dur et sans arrêt alors il décida de leur donner une semaine de vacances pour qu'ils puissent passer du temps avec leurs familles, étant donné que c'était la semaine de noël et du nouvel an. Il était un très bon chef, personne ne s'en plaignait, bien au contraire : ils le trouvaient meilleur que N. Pour une raison qu'il ignorait, il savait parfaitement que, tantôt son père comme Ghetis et N ne reviendraient plus. Il ignorait où ils avaient pu aller, mais il savait qu'il ne les reverrait plus. De toute façon, il s'en moquait pas mal, il avait un bon travail grâce à leur « disparition mystérieuse ».

Enfin, le jeune professeur profitait de son temps supposément « libre », pour dormir. Oui, il avait beau ne pas être « humain », dû à sa façon d'être, mais il avait besoin de dormir de temps en temps, moins mais c'était un de ses besoins, comme manger. Il était lové dans son lit avec tous ses pokémon et sa peluche préférée : Une peluche de goupix, de taille réelle qu'il avait eu il y a quelques années comme récompense pour avoir « aidé » quelqu'un. Comme quoi, il ne faisait jamais quelque chose si cela ne lui convenait pas.

Il fronça les sourcils légèrement en entendant du bruit de loin. Ce bruit, le tira de ses rêves et l'amena au monde réel. Les yeux ouverts comme des soucoupes, fixant le plafond rouge de sa chambre, il s'assit sur le lit, déposant doucement Evangeline et Gabriel qui dormaient sur lui. Ensuite, il se leva, sans prendre de peignoir ni rien, il se dirigea vers la porte. Les cheveux détachés -ayant poussé un peu depuis la dernière fois- et décoiffes, la peluche de goupix sous le bras. Il mit la main sur le paume de la porte et l'ouvrit sans hésiter, en boxer, il s'adossa contre l'encadrement de la porte puis, coup d’œil à gauche, coup d’œil à droite : il vit une masse bleue avec beaucoup trop de couleurs à son goût. Ses yeux devinrent roses quand il capta que c'était la jeune fille qui l'avait accompagné à Celestia il y avait à peu près de deux semaines. Il referma la porte toute de suite, retournant dans sa chambre et restant planté devant sa porte. Il prit sa peluche et l'approcha de son visage, la regardant dans les yeux.


_ Je crois que je vais me recoucher... t'en penses quoi ? Fit-il en regardant la peluche. Il se parlait à lui-même mais, ça avait tout de même l'air d'un gamin qui parlait à une peluche. Il hocha la tête, restant inexpressif, puis il retourna au lit. Manque de bol, Shyvaan était déjà réveillé et sa façon de sauter hors du lit n'était pas très délicate, surtout, depuis qu'il avait deux têtes et qu'il avait des petites ailes... Oui, il avait évolué lors de son séjours à Unys. Maintenant il était devenu un diamat.

_ *té, maintenant tu parles à ta peluche, l'gamin ?* ricanèrent les deux têtes en même temps. Shyvaan venait de se laisser tomber sur le sol en mode gros bourrin, faisant trembler la chambre. Il faisait près soixante-quinze kilos aussi...

_ Toi, shut. Mr. Délicatesse. Grommela-t-il. Dans tous les cas, il savait que la jeune fille aux cheveux bleus avait du entendre le bruit et avait pu le voir. Maintenant il ne pouvait qu'attendre sa visite.


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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Sam 24 Déc - 23:20

Cela faisait maintenant quelques jours que Levy avait intégré la Gakuen Academy. Noël, le nouvel an ; toutes ces fêtes s'étaient passées sans encombre. De plus, le nouveau compagnon de Levy -Kodoku, son tiplouf- commençait à s'accoutumer au rythme de vie de sa dresseuse. Ce n'était pas bien compliqué ; Lire, manger, se doucher, entraîner ses pokémons, et la boucle recommençait. Oui, la jeune fille ne dormait pas beaucoup. D’où les cernes disgracieuses qui venaient parfois s'installer sous ses yeux.

Ce matin, l'adolescente ne savait plus quoi faire. Lire ? Non, elle devait sortir. Enfin, au moins sortir de sa chambre, ça serait déjà bien.
Avec pour but de se promener un peu, la dresseuse aux cheveux bleus se leva, après s'être préalablement étirée, et partit se doucher, laissant seulement entrer Kodoku, étant donné que faire entrer Spike dans la salle de bain serait une grossière erreur, et que Destiny craint l'eau. Oui, son chacripan craint l'eau. Tant pis.

Une fois sa douche terminée, Levy sortit de la cabine et partit chercher des vêtements dans son armoire, après avoir enroulé une serviette autour de son corps. Elle opta une nouvelle fois pour une grande dose de couleurs, avec une petite robe orange, comme à son habitude, une sacoche rouge et une petite paire de sandales regroupant ces deux couleurs. Bien sûr, pour finir, son bandeau était de mise. Après avoir inutilement coiffé ses cheveux, Levy glissa son bandeau sur son crâne, avant de vérifier que toutes ses affaires étaient bien dans sa sacoche.

Il restait bien son pokédex, ses pokéballs, ses baies et un livre. Parfait. Ensuite, en baissant les yeux, l'adolescente fut ravie de constater qu'elle n'avait pas oublié sa ceinture. Oui, ça change. La dernière fois qu'elle avait fait cet oubli, la jeune fille avait été contrainte de courir après Spike durant plusieurs dizaines de minutes, dans l'incapacité de le ramener à sa pokéball.
Ensuite, en vérifiant que sa petite famille était bien à ses cotés, Levy sortit de sa chambre, cherchant un endroit ou aller. Une fois ses pokémons sortis, elle ferma distraitement la porte, avant de se diriger vers les escaliers.

Elle n'avait pas revu Arian depuis longtemps. Et, sans vouloir le vexer, le professeur n'avait toujours pas exactement répondu à ses questions. Quand je disais que l'originaire de Johto est entêtée !
En marchant dans les escaliers menant au premier étage, la jeune fille se demandait comment l'aborder. Déjà, logiquement, à cette heure, il devait être dans sa chambre. En train de dormir, sans doute. Eh bien, tant pis. Il faudra bien que le jeune homme l'accueille, car avec une tête de mule pareille, il n'était pas sorti de l'auberge.

Arrivée au premier étage, Levy chercha la chambre de son professeur. Soudain, elle le vit -pas très discret-, regarder qui faisait tant de boucan de si bon matin, pour refermer la porte, les yeux roses, une fois qu'il aperçut la jeune fille. En pouffant, cette dernière trouva un moyen d'aborder l'éleveur aux cheveux argentés.
Seulement, alors qu'elle allait frapper à sa porte, l'adolescente entendit un bruit tonitruant d'un objet qui chute. Effrayée -que se passe t-il encore?-, elle hésita un peu, puis se décida à frapper, parlant tout de même, consciente du fait que Arian l'entendrait, comme elle avait entendu le petit « toi, shut. Mr. Délicatesse » de l'autre côté de la porte.

« Bonjour ! C'est Levy. Sans vouloir te vexer, la discrétion, c'est pas ton domaine. »

Elle le disait franchement. En se retenant de pouffer légèrement, Levy attendit de voir si le jeune homme allait lui ouvrir ou pas, finalement. Le connaissant, il y avait de fortes chances que oui. Après, elle ne connaissait pas le Arian fatigué.

Spike couina, content de pouvoir revoir ses amis, en faisant de rapides explications aux nouveaux pokémons de Levy. Il racontait à une vitesse folle l'aventure avec Rayquaza, les trois lutins, le caractère de Sion, de Shyvaan, d'Evangeline... Enfin tout ce qu'il savait lui-même sur Levy et Arian.

Destiny hochait la tête, visiblement captivée par les récits de son ami, en le tapant gentiment dès qu'il était sur le point de crier, tandis que Kodoku, lui, toujours aussi solitaire, restait un peu éloigné, mais semblait tout de même fortement intéressé par l'histoire de Spike. Le sabelette racontait tout dans les moindres détails, hâtif de revoir ses amis, qu'il n'avait pas croisé depuis longtemps. Il savait que Destiny s'entendrait très bien avec les pokémons d'Arian, voir Arian lui même. Cependant, pour Kodoku, c'était une autre histoire. Sans aucun doute, le tiplouf saurait se faire apprécier par le professeur, mais les pokémons ? Cela doit être bien triste, d'être de nature solitaire.
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Dim 25 Déc - 0:20

« Bonjour ! C'est Levy. Sans vouloir te vexer, la discrétion, c'est pas ton domaine. »
Ce fut ce qu'il entendit après deux ou trois coups sur la porte. C'était elle, son élève, celle qui avait assisté à l'une de ses « affaires », la fille qu'il n'avait pas revu depuis une quinzaine de jours jusqu'à ce matin et qui avait osé le réveiller. Il soupira, ressentant l'envie qu'elle avait de rire, même si elle était de l'autre côté de la porte. Il savait qu'elle savait qu'il allait ouvrir donc il déposa sa peluche sur son lit à côté d'Evangeline et de Gabriel puis alla ouvrir la porte. Sans aucune gêne, il ouvrit en boxer et invita Levy à rentrer directement, sans plus attendre vu qu'il n'avait pas envie de plus de visite ni de qu'on les voit ensemble. Il avait un très grand mal à supporter les « fan girls » qui lui pleurnichaient le fait de traîner avec d'autres filles et d'en être plus proche qu'avec elles. Il avait beaucoup de mal à se retenir de les assommer, il n'avait qu'un envie de leur dire « vos gueules, les dindes », mais il ne le disait pas, par politesse. Par contre, il ne manquait pas une seule occasion de montrer à quel point elles s’insupportaient. Arian, gêne : zéro. Culot ? Beaucoup ! Politesse ? Toujours.

Voyant qu'elle ne rentrait pas directement et qu'elle semblait regarder ce qu'elle pouvait voir de sa chambre, il roula des yeux et la tira à l’intérieur, puis demanda aux pokémons de rentrer. Une fois ceci de fait, il ferma la porte et la verrouilla. Les murs de sa chambre étaient peints en noir, le plafond en rouge et le sol, c'était de la moquette noire zébrée rouge. Les meubles un peu victoriens, un très grand lit, un coin cuisine avec un frigo, une salle de bain et toilettes, un coin bureau-bibliothèque avec au moins trois étagères pleines de livres en toute sorte (surtout, des anciens) puis, un coin salon avec une grande télé sur sa commode avec un canapé marron où il y avait plein de peluches pokémon sans compter les coussins et les peluches qui traînaient dans tout le coin salon. Il avait quelques plantes dans la chambre, des épais rideaux noirs couvraient la fenêtre. Sa lampe du plafond ressemblait aux lampadaires anciennes des manoirs avec des bougies, sauf que lui c'étaient des ampoules imitation bougie, ça faisait un peu gotique et ça allait parfaitement avec le style de la chambre. Une veste type renaissance était sur le dossier du canapé, une chemise sur le dossier de sa chaise, des gants sur son ordinateur et il avait une énorme pile de dossier et de papiers à côté du clavier : une chambre de mec assez rangée.

Ses pokémons s'étaient réveillés au moment où la jeune fille était entrée et Sion avait sauté sur Spike peu après. Elle était trop grande maintenant, elle dépassait le mètre quarante cinq, elle était devenue une magnifique momartik. Shyvaan lui, il avait grandi et grossi, puis il avait deux têtes et des petites ailes. Des grands changements ! Evangeline hibernait, Gabriel regardait discrètement ce qu'il se passait, restant roulé sur son oreiller. Balik, son obalie roula et sortit du lit pour venir voir qui était venu, tout comme Yuki, le farfuret, qui sauta sur le dos du diamat, avec un grand sourire aux lèvres. Ce dernier avait la peluche d'Arian et la lui tendait. Le professeur la prit doucement, puis regarda la jeune fille ; ses yeux étaient verts tachetés de marron.


_ Bonjour à toi aussi... Installe-toi où tu veux, mais ne touche pas à la paperasse, j'ai eu assez de mal à la classer et j'ai pas fini de la passer à l'ordi. Pour le reste, fais comme chez toi. fit-il en passant une main sur ses cheveux, se décoiffant encore plus. Il avait beau avoir un corps assez fin pour un homme de son age, il était parfaitement musclé, assez mais sans tomber dans l’excès et sa peau était fine et claire, un calbut noir contrastait beaucoup~. Salut Spike, salut les nouveaux. Ajouta-t-il en souriant avant de retourner à son lit et de s'asseoir, posant la peluche à côté de Gabriel, le sourire aux lèvres. Bonjour à vous tous aussi, je vous laisse faire les présentations. continua-t-il en saluant ses pokémons.

Ses pokémons se présentèrent tous à sa façon, Yuki, lui, il dressa l'une de ses griffes pour saluer les nouveaux arrivants qu'il n'avait jamais vu, saluant même Levy. Il avait l'air aussi sadique que Shyvaan quand il ricanait. Sion, sourit à Levy après s'être présentée aux deux nouveaux, Balik roula un peu dans tous les sens pour leur donner la bienvenue et Gabriel lâcha un petit « miniiiii » pour dire bonjour. C'était une vraie petite tribu. Avant que la jeune fille ne demande ou dise quoi que ce soit, Arian la regarda et s'adressa à elle aussi franchement et sérieusement qu'elle l'avait fait toute à l'heure :


_ Et oui, je dors avec une peluche de goupix, j'aime les peluches. termina-t-il en ajoutant un petit sourire après quelques secondes de sérieux. Il n'avait pas du tout honte d'aimer ce qui était mignon, et il adorait les peluches. Quand il aimait -ou détestait- quelque chose, il ne se dérangeait pas à le dire, quoi qu'il en était.


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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Dim 25 Déc - 1:41

Quand Arian daigna ouvrir la porte à Levy, il était en... Boxer. Surprise, la jeune fille n'en fit cependant pas tout un plat et en profita pour remarquer que ce n'était pas un homme imposant, mais plutôt fin. Elle est culottée aussi, Levy.
Hésitant un peu à rentrer si vite, même avec l'invitation de son professeur, la dresseuse hésita un peu à entrer. Hésita trop, puisque l'éleveur la tira dans sa chambre, avant de refermer la porte. Il avait de la force, quand même. Même si ça ne doit pas être bien dur d'amener Levy quelque part de force.

Suivant leur dresseuse, les pokémons entrèrent à leur tour, observant tout le petit monde présent en face d'eux. Quand à elle, Levy détailla ce qui l'entourait ; Arian possédait une vraie chambre masculine. Murs, plafond et sol aux couleurs noires et rouges, la pièce était meublée de façon victorienne, et une énorme pile de papiers était « posée » sur une table. D'ailleurs, certaines feuilles tombaient nonchalamment au sol. Un matériel informatique impressionnant était également dispersé un peu partout. Bien évidemment, Levy ne comprenait absolument rien à tous ces appareils. Mais ce qu'elle comprenait, c'était la présence de nombreux livres anciens, qu'elle avait grande envie de feuilleter. Retiens-toi, Levy.

Après cette rapide observation, la jeune fille nota que certains pokémons avaient beaucoup changé. Le petit stalgamin, sion, s'était changé en une impressionnante momartik, aux allures gracieuses et glaciales, aussi. Shyvaan, le solochi, possédait maintenant deux têtes. C'était un diamat.
Deux nouveaux pokémons avaient apparemment également rejoint la tribu. Un farfuret et un obalie firent leur apparition, saluant tour à tour les nouveaux venus, tandis que Levy disait le bonjour à tout ce petit monde.

Sion, elle, s'était précipitée vers Spike, qui avait fait de même, heureux de voir son amie si belle ainsi. Elle avait également beaucoup grandi. Pour être honnête, si Spike n'évoluait pas rapidement, il ressemblerait à un petit chien à côté de la momartik.
Levy sourit en constatant que le bruit de tout à l'heure était sûrement du à la chute -ou au saut- de Shyvaan, qui avait vraiment beaucoup grandi, et beaucoup grossi. De son côté, il n'y avait pas beaucoup de changement, mis à part les nouveaux arrivants, bien sûr.

Un pokémon tendait à Arian une peluche de goupix. Il la prit doucement, avant de fixer l'adolescente, ses yeux étant passés du rose au vert -tacheté de marrons, par endroit, comme les feuilles de l'automne naissant-.

« Bonjour à toi aussi... Installe-toi où tu veux, mais ne touche pas à la paperasse, j'ai eu assez de mal à la classer et j'ai pas fini de la passer à l'ordi. Pour le reste, fais comme chez toi. »

Il passa une main dans ses cheveux argentés, les rendant plus décoiffés qu'ils ne l'étaient déjà. Etait-il gêné, ou embêté, voir énervé de voir Levy débarquer comme ça, sans rien demander ? En tout cas, il n'en laissait rien paraître. Quand à sa tenue, disons légère, la jeune fille s'en fichait, mais à un point inimaginable. Elle put juste constater que la peau de son interlocuteur était assez pâle, très fine.

« Salut Spike, salut les nouveaux. »

Spike salua Arian à son tour, se dressant sur ses pattes arrières pour essayer de rattraper Sion en hauteur. C'était vain. Il voulait vraiment évoluer, maintenant.
Destiny miaula avec sa politesse et son calme habituel une salutation, tandis que Kodoku saluait gaiement le professeur, se tenant à l'écart des autres pokémons.

« Bonjour à vous tous aussi, je vous laisse faire les présentations. »

Ah, il n'était pas levé depuis longtemps, si il ne saluait ses pokémons que maintenant. Levy pouffa très discrètement. Elle avait réussi à réveiller Arian. C'était satisfaisant, sensation très étrange.

Levy se présenta à tous les pokémons à sa manière, avant qu'Arian ne lui adresse la parole de nouveau, pour justifier la présence du petit « coin peluche » de sa chambre.

« Et oui, je dors avec une peluche de goupix, j'aime les peluches. »

Oh, c'est mignon. Levy ne pouffa pas, elle ne fit que sourire, comme elle le faisait depuis son entrée dans la chambre, en regardant la peluche de goupix. Ensuite, au lieu de se poser quelque part, elle se posa près de la bibliothèque très naturellement, quasiment par réflexe, avant de lire les titres des livres sans oser les toucher, tout en parlant et en jetant de petits regards à Arian, sa passion de la lecture l'emportant sur la présence du professeur.

« Tu fais ce que tu veux, avec peluches ou pas. Moi, je dors avec des livres, il n'y a que ça dans ma chambre. Sinon, le chacripan indigo, qui est une femelle, s'appelle Destiny. Je l'ai trouvée en train de se faire attaquer par un dimoret en forêt, et j'ai décidé de la garder, pour la soigner. »

Destiny miaula, se reconnaissant dans les paroles de sa dresseuse. Par son caractère, elle appréciait déjà Arian. C'était un homme qui avait un caractère similaire à celui du pokémon, qui était restée assise poliment depuis son entrée dans la chambre, regardant les autres créatures gambader autour d'elle.

« Elle est très calme, et elle a prit l'habitude de corriger Spike quand il fait des bêtises. Si elle le gronde, ce n'est pas méchant. Je préviens. Le tiplouf, au fond, c'est Kodoku, mon cadeau de Noël. Il est d'une nature solitaire, et apprécie bien plus les humains que les pokémons. »

Levy coula un regard vers Arian. Elle reconnaissait le jeune homme dans le caractère de ses pokémons. Destiny, calme, posée et polie, combinée au Kodoku qui n'aime pas ses semblables, cela donne un caractère de Arian tout craché. Enfin, selon Levy.
Kodoku, lui, tourna la tête, avant de piailler et de sautiller vers sa dresseuse, s'étant immédiatement reconnu. Il resta ensuite auprès d'elle, ne voulant pas se mêler à cette foule de pokémons.

Ensuite, replongeant dans l'admiration des livres anciens, Levy se retint de les toucher et de les parcourir, et se contenta de regarder toutes les étagères, ayant enfilé ses lunettes rouges et rehaussé son bandeau. La présence d'Arian l'importait vraiment peu, en fait. Une fois que Levy voit des livres, rien, ou presque, ne peut attirer son attention. C'est plus fort qu'elle, elle n'y peut rien.
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Dim 25 Déc - 19:58

La jeune fille aux cheveux bleus ne faisait que sourire, sans vouloir se moquer de son professeur, même si elle regardait sa peluche préférée. Peu après, elle se dirigea vers la bibliothèque, mine de rien, regardant les livres, lisant les titres gravés sur leur dos et leurs reliures. Arian savait parfaitement qu'elle avait envie de les toucher, de les prendre et de les lire, mais qu'elle n'osait pas le faire. Quand elle voyait des livres, elle déconnectait presque entièrement de la réalité. Cela amusait le jeune chef de la Team Plasma. Il se disait qu'elle pourrait en lire autant qu'elle voudrait si elle travaillait pour lui, enfin, pour sa même cause. Il ne considérait pas ses hommes comme des employés mais comme des compagnons salariés qui luttent pour la même cause que lui ( du moins, ce qu'il ne détestait pas et qu'il n'avait pas envie de trucider). De toute façons, rares sont ceux qui savent qui est leur chef, mis à part les haut rangs et les sept sages ainsi que le trio des ombres, les autres ne savaient pas que c'était lui le big boss.

Arian reporta son attention sur les pokémons de la dresseuse, leur souriant. Il les détailla du regard, discrètement jusqu'à ce que son invitée lui adresse la parole, il fut obligé de la regarder à nouveau :


_ Tu fais ce que tu veux, avec peluches ou pas. Moi, je dors avec des livres, il n'y a que ça dans ma chambre. Sinon, le chacripan indigo, qui est une femelle, s'appelle Destiny. Je l'ai trouvée en train de se faire attaquer par un dimoret en forêt, et j'ai décidé de la garder, pour la soigner. Lui expliqua-t-elle en regardant toujours les livres, captivée. La chacripan miaula doucement, restant assise et bien droite. Elle détaillait les autres pokémons et les deux humains, suivant le moindre de leurs mouvements, restant quiète et silencieuse. Elle est très calme, et elle a prit l'habitude de corriger Spike quand il fait des bêtises. Si elle le gronde, ce n'est pas méchant. Je préviens. Le tiplouf, au fond, c'est Kodoku, mon cadeau de Noël. Il est d'une nature solitaire, et apprécie bien plus les humains que les pokémons.

Quand le jeune fille jeta un regard à son aîné, il comprit ce qui lui passait par l'esprit. Elle pensait au fait que le caractère de ses pokémons, ensemble, ressemblaient fortement à celui de son professeur. Il ferme un instant les paupières et pouffa légèrement, souriant. C'était plus fort que lui. Une fois qu'il rouvrit les yeux, il regarda les pokémon de la dresseuse. Le petit tiplouf s'était dirigé vers Levy, sautillant joyeusement, piaillant. Il ne semblait pas vouloir se mêler trop à la tribu de pokémon qui occupait le studio. Arian vit que la jeune fille enfilait ses lunettes, reportant à nouveau son attention sur les livres, retournant sur son petit nuage. Il se leva et s'approcha de Spike et de Destiny puis d’accroupi et les caressa. Il grattouilla doucement la féline derrière l'oreille puis se redressa.


_ Ravi de faire ta connaissance, Destiny. fit-il en souriant. Vous pouvez rentrer et jouer avec les autres ou dans ton cas, Destiny, tu peux te coucher sur le canapé ou sur le lit, si tu veux. C'est moelleux et doux. Leur proposa-t-il dans le langage des pokémon. Est-ce que vous avez mangé ? Demanda-t-il en allant chercher dans le placard de la cuisine tout ce dont il avait besoin pour préparer des poffins pour les pokémons étant donné qu'il leur avait donné à manger avant de se coucher, au petit matin. Gabriel couina car il voulait être sur Arian. Le jeune homme sourit et alla le prendre doucement du coussin. Le minidraco ne tarda pas à s'enrouler autour de son cou et se frotter doucement contre lui. Sion, tu veux bien m'aider ?

La momartik s'éloigna de Spike et alla rejoindre son « maître » à la cuisine pour l'aider à faire les poffins. Elle était toute contente car elle voulait apprendre à en faire pour en offrir au sabelette de la jeune fille.

_ ♪Moo mommar...momartikuu~♪ * oui~ j'arrive~ A-chan... Je m'occupe des baies~* répondit-elle en se penchant pour prendre un couteau, pour couper quelques baies qu'elle avait sélectionné dans le frigo. Il n'y avait pratiquement que des baies et des boissons dans ce dernier.

_Alors, maintenant il me faut...il me faut... se dit-il à lui même, en murmurant. Il s'approcha de Levy par derrière et, posant une main sur son épaule, il tendit l'autre pour attraper un grand livre blanc à gravures noires et dorées d'en haut de l’étagère. Un moment, ne bouge pas. Fit-il en se collant un peu à elle. Il essayait de prendre le livre sans rien faire tomber sur l'adolescente. Il avait tellement de livres qu'il les casait comme il pouvait, même s'ils étaient bien rangés. Une fois qu'il eut le livre, il se retira en faisant tomber un dossier de son bureau d'où tombèrent beaucoup de photos de lieux, des empreintes pokémon, des pokémons de diverses régions, des lieux anciens et des grottes, puis, parmi ceux-ci se trouvaient les photos qu'il avait prit du temple sous-terrain de Celestia. Il retourna ensuite à la cuisine et ouvrit le livre, expliquant à son pokémon comment est-ce qu'on faisait les poffins qu'elle voulait.

Shyvaan se coucha sur le tapis du salon, face à la télévision et grogna car il n'arrivait pas à l'allumer. Il se disputa avec son autre tête, semblant se traiter mutuellement d'inutiles. Arian soupira et saisit la télécommande, leur donnant une petite tapette à chacun derrière la tête.


_ Pas de disputes, vous êtes les deux pareils. Les grosses papattes ne peuvent pas actionner les boutons. C'est pourquoi je vous ai dit de vous servir du Gros bouton sur l'appareil. Fit-il avant de lâcher la télécommande sur le canapé, rangeant rapidement les pelucher sur les gros coussins dans le coin sous la fenêtre. Shyvaan se disputait encore avec son autre tête. Arian revint aussi vite, se penchant vers son diamat et saisissant leurs franges. Je devrais peut être les couper un peu, pour que tu vois quelque chose ?

_ Diaa !! Diamat... * ok l'gamin !!! Tu as gagné, pas de disputes...*firent les deux têtes en même temps.

_ C'est bien, merci Shyvaan d'être aussi compréhensif. Rétorqua-t-il avec un large sourire, pas vraiment rassurant. C'était « miraculeux » ça façon d'arranger et d’arrêter les disputes d'un pokémon qui, d'habitude ne fait que se disputer avec ses deux têtes.

_ Mooo mormartik ! *je fais quoi, maintenant ?* demanda Sion en appelant Arian. Le professeur retourna au coin cuisine, toujours aussi léger d'habits.

Il feuilleta rapidement une dizaine de pages du livre et sorti d'autres baies du frigo, prenant en même temps deux baies lichii bien mures du panier qu'il avait sur la table. Il alluma les plaques et coupa lui-même et expliqua comment mélanger la pâte et les baies, gardant leur jus et leurs goûts, sans donner aucun arrière goût et laissant une pâte fine, pas trop liquide et sans grumes. Gabriel lui, il regardait comment Sion faisait tourner la pâte d'un côté à l'autre, ayant bien envie de manger un poffin ou deux. Yuki, de son côté, regardait Spike et Destiny, puis regarda Kodoku et sa dresseuse, il sourit et alla rejoindre son cher Shyvaan, il lui sauta dessus, puis s'installa sur le canapé à regarder la télé avec lui. Il y avait des dessins animés pour enfants qu'ils aimaient regarder. Balik ne savait pas trop quoi faire donc roula aussi jusqu'au salon, étant la première fois qu'il voyait une télé et la fixa un bon moment, avec des grands yeux pétillants.


_ Au fait, Levy. Si tu as envie de lire les livres, vas y. Ne te gênes pas, mais il y a certains qui ne sont pas dans notre langue, il y en a certains avec des cryptogrammes et un journal avec l'alphabet zarbi. Termina Arian sans lever la tête de la cuisine, restant avec Sion pour qu'elle ne se brûle pas. Ce mec était vraiment un cas...


Dernière édition par Arian Cadell Philgard le Sam 10 Mar - 21:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Dim 25 Déc - 21:29

Tandis qu'Arian se dirigeait vers la cuisine, Destiny et Spike sur les talons, Levy, elle, fouillait encore dans les ouvrages du professeur. Certains des nombreux livres de la bibliothèque l'intéressait fortement. Surtout, disséminés ça et la, la jeune fille trouvait même des livres de contes, même si ils étaient bien rares.

Ses parents possédaient une grande bibliothèque, ou moult livres étaient rangés soigneusement. Elle venait, chaque soir, s'asseoir dans le grand fauteuil, devant la cheminée, et lisait un grand recueil de contes, qui la faisait rêver, chaque soir, le sourire aux lèvres.
Malheureusement, Levy n'avait pas pu emporter ce recueil avec elle. Livre favori de sa mère, la grand mère de l'adolescente avait exigé qu'il soit emballé, pour ne pas être abîmé par l'humidité, et qu'il soit placé sur la tombe de la génitrice de Levy. Pourtant, celle-ci était persuadée que sa mère aurait préféré voir sa fille avec ce livre qu'elle aimait tant, le sourire aux lèvres, en se remémorant les souvenirs de sa jeunesse.

D'un coup, Levy fut sortie de ses souvenirs par Arian lui-même, qui cherchait un livre dans la bibliothèque. Collé à elle, il essayait d'attraper un grand livre blanc, tout en haut de l'étagère. La jeune fille resta silencieuse, essayant de laisser tout de même un peu de place au professeur afin qu'il puisse saisir le livre un peu plus rapidement. Une fois qu'il eut prit le livre, le jeune homme se dirigea de nouveau vers son coin cuisine, accompagné de Sion qui semblait vouloir l'aider. Pendant ce temps la, Kodoku se pressait aux pieds de sa dresseuse, cherchant un peu de douceur, seul dans toute cette masse de pokémons.
La jeune fille aux cheveux bleus le prit dans ses bras, en le berçant doucement, comme une mère le ferait avec un jeune enfant, tandis que le tiplouf commençait à somnoler dans ses bras.

« Au fait, Levy. Si tu as envie de lire les livres, vas y. Ne te gênes pas, mais il y a certains qui ne sont pas dans notre langue, il y en a certains avec des cryptogrammes et un journal avec l'alphabet zarbi. »

Levy ne s'étonna même pas que certains livres n'étaient pas dans sa langue. De toute manière, elle connaissait quelques mots dans chaque langue existante, également passionnée par l'histoire pokémon, comme je l'avait dit bien plus tôt, à son arrivée à Gakuen. Après avoir murmuré un remerciement, l'adolescente aux cheveux bleus rajusta ses lunettes, et posa son tiplouf sur le lit, le jugeant doux et moelleux, puisque son ami dormait, à présent. Elle le caressa doucement, avant de le laisser dans le pays des rêves, et de retourner à la bibliothèque.
En effet, certains livres étaient dans d'autres langues. Levy parvint tout de même à déchiffrer quelques mots, mais lire ces ouvrages en entier serait trop compliqué pour elle.

Soudain, une grande reliure, rouge et dorée, attira son attention. Se pourrait-il que...
Délicatement, la jeune fille saisit le livre, et le reconnut immédiatement. C'était bien le grand recueil de contes qu'elle lisait enfant. L'adolescente se disait qu'Arian n'y avait sûrement pas fait attention, vu son caractère. Enfin, peut-être ne savait-il même pas qu'il possédait ce livre. Après, peut-être l'avait-il déjà lu, aussi.
En se faisant une place sur le canapé, Levy s'assit, et épousseta un peu le livre, avant de l'ouvrir, découvrant une illustration traditionnelle. C'était un ancien ouvrage, le genre de recueil qu'on lit le soir aux enfants. Mais pourtant, elle avait envie de le lire, la, maintenant. Ce n'était pas le même que dans son enfance, bien évidemment, mais seul le propriétaire changeait. Les illustrations, les couleurs, les mots utilisés, les contes, tout y était. Il était en parfait état, seules les pages étaient légèrement jaunies par le temps.

Immédiatement, Levy ouvrit l'ouvrage à la page ou était son conte préféré lorsqu'elle était jeune. Comme par un heureux hasard, Spike, curieux de voir ce que faisait sa dresseuse, monta sur le canapé à côté, et fourra son nez dans le livre. Après avoir vu l'illustration de l'histoire de Levy, il poussa un discret cri de joie, en offrant son plus beau sourire à la jeune fille.

« Tiens, toi aussi tu l'as reconnu ? Je te le lisais souvent, quand tu étais petit, pas vrai ? »

Le pokémon posa une patte sur les genoux de son amie, et la tapa gentiment, en poussant de petits cris. En souriant, l'adolescente posa sa main sur la patte de son sabelette, et commença à lui lire le conte, gentiment, comme quand elle habitait à Johto, avec ses deux parents.

Tout en contant le conte, Levy se rappela en détail les soirées passées devant la cheminée avec sa mère, tandis qu'elle attendait que son père termine le travail.

Lors d'un soir d'hiver, alors que sa mère n'avait pas le temps de discuter avec sa fille, une affaire urgente à faire dans le bourg, à propos d'un petit groupe de pokémons gelés jusqu'aux os à réchauffer, elle avait donné à Levy un petit escabeau bien solide, en lui disant de fouiller dans les livres, et de trouver un texte qu'elle pourra lui lire une fois rentrée.

Il y avait une telle quantité de livres chez la jeune fille aux cheveux bleus que cela l'occupa longtemps, très longtemps. Enfin, tout en haut de l'étagère, un gros livre rouge aux reliures dorées. Magnifique, attrayant, les yeux de la future dresseuse brillèrent d'un éclat de joie, et elle s'efforça de saisir l'ouvrage.
Il paraissait vieux, abîmé par le temps. Les illustrations étaient magnifiques, les mots possédaient un charme hors du commun. Une véritable œuvre d'art, ce recueil.
Lorsque sa mère était rentrée, Levy avait tendu le livre en riant à sa génitrice, lui demandant de choisir un conte dedans. En riant elle aussi, la mère annonça à sa fille que c'était son livre favori à elle aussi, étant petite. Puis elle feuilleta avec soin le recueil, avant de trouver son conte préféré.

« Il était une fois une sombre soirée d'hiver. Les flocons tombaient lourdement du ciel, s'écrasant sur le sol déjà blanc de neige. Le ciel, d'un noir d'encre, ne laissait pas voir, avare, un seul de ses joyaux, cachant même sa précieuse lune par d'obscurs nuages.
Seule, une petite fille errait, sans but, dans ce froid glacial, vêtue de pauvres guenilles, balafrée, pieds nus, comme marchant depuis de nombreux jours. Dans sa tête, tout se mélangeait. Elle aurait voulu recommencer depuis le début, et faire les bons choix. Elle regrettait ce qu'il s'était passé.
Lorsqu'on regardait son visage, baigné d'une aura enfantine, la peau claire et douce, ses yeux d'un bleu limpide, de douces larmes coulaient de leur immensité bleue.
Son ami lui manquait, elle aurait voulu le revoir. Son seul ami, à ce jour.

La petite fille était née dans un humble village de Johto. Belle, on l'appelait « fille de la nuit », à cause de son caractère discret, et de son apparence qui faisait penser au mystérieux charme de la lune. Sa peau, très pâle, presque d'un blanc immaculé, ne possédait aucune impureté. Son visage laissait toujours apparaître un splendide sourire, égayé par sa paire d'yeux qui rappelaient à eux seuls le lac éclairé par la lueur fantomatique de la lune, éternellement accrochée dans son ciel d'obscurité. Ses cheveux, quand à eux, longs, noirs et brillants, étaient le ciel et les étoiles.

Cependant, tout le monde savait que la petite fille vivait des moments difficiles. Ses parents étaient peu compréhensifs, elle n'aurait pas dû voir le jour. Ils lui criaient dessus, pour un oui, pour un non, et essayaient de la faire partir, voulant retrouver leur quotidien solitaire.
Mais un jour, la fille de la lune trouva son premier ami. Un soir d'hiver, ou la lune même lui tournait le dos, cachée par de sombres nuages, elle dénicha dans un fourré un tout petit malosse, très jeune, qui jappait, aux portes de la mort.
Elle crut recevoir un poignard dans le cœur, cette petite fille à la générosité et au cœur d'or. Dans un élan de charité, elle saisit le petit pokémon, et l'emmena chez elle, le cachant à ses parents, pour qu'il ne lui arrive pas malheur. Puis, tranquillement, elle soigna le petit malosse, qui recouvra la santé un cycle lunaire plus tard.
Depuis lors, le pokémon restait toujours avec sa sauveuse. Il l'aimait, et ne voulant pas lui attirer des ennuis, évitait de rencontrer ses parents, sachant qu'elle n'avait pas le droit de se lier d'amitié avec qui que ce soit.

Mais un jour, tout vira au cauchemar. Furieux, les parents de la fille aux cheveux de jais finirent un jour par frapper leur fille, énervés qu'elle continue encore à lutter pour habiter dans la même demeure qu'eux. Folle de rage, la petite fille, pourtant calme d'habitude, leur hurla dessus, les larmes aux yeux. Elle voulait des parents aimants, qui la comprendrait, elle ne voulait plus se faire marcher dessus, vivre seule toute sa vie.
Sans le faire exprès, ni même y penser, elle mentionna son ami pokémon. Esquissant un sourire de cruauté, sa mère monta dans la chambre (peu aménagée) de sa fille, et y trouva Malosse, dormant paisiblement.

Un cri, de la douleur, une nuit noire, du sang.
Souffrance.

Elle pleura toutes les larmes de son corps. Qu'avait donc fait sa mère ? Pourquoi avoir ôté la vie à son ami, alors que c'était elle, la « fautive » ? Alors la petite fille partit enfin, sans même y réfléchir à deux fois.

Voilà ce qu'il s'était passé. Voilà pourquoi la « fille de la lune » pleurait maintenant, continuant sa marche, sinistre, sans même voir la lune et les étoiles briller dans cette immensité noire appelée le ciel.
Soudain, épuisée, elle tomba au sol, dans la neige, glacée jusqu'aux os. Ses yeux bleus se fermèrent, lentement. Et juste avant qu'ils ne soient totalement clos, les nuages s'écartèrent, et la pleine lune apparut, laissant apercevoir Malosse, dans le ciel, qui hurlait doucement.
Illusion, mirage ?

Non. La petite fille mourut, un sourire aux lèvres. Elle allait rejoindre... 
»


« Son meilleur et unique ami, pour l'éternité. »

Pourtant presque adulte, Levy avait versé sa petite larme en racontant ce conte mélancolique, qui lui plaisait tant, à elle et sa mère. C'était la parfaite métaphore du lien indéfectible qui lie un pokémon à son dresseur. Ce lien magique, qui les lient même au delà de la mort.
D'un revers de la main, la jeune fille essuya la larme qui perlait au coin de son œil, tandis que Spike la regardait d'un air heureux, sa tête appuyée contre le torse de l'adolescente. Cette dernière toussa, refermant le recueil doucement, avant de poser une question -non, pas « qui es tu »-, à Arian.

« Dis-moi... Pourrais-je savoir ou as-tu eu ce livre, si ce n'est pas indiscret ? »

Elle était très sérieuse. L'ouvrage existait en plusieurs exemplaires, comme certains livres de l'époque, mais maintenant, on n'en trouvait plus, des comme ça. Il étaient quasiment introuvables. Il fallait en posséder un il y a longtemps pour pouvoir en avoir un aujourd'hui.

Après avoir enlevé ses lunettes, Levy frotta ses yeux, rougis par les larmes qu'elle avait fait coulé inconsciemment, ses souvenirs les plus profondément enfouis dans son cœur remontant à la surface. Elle n'était pas triste, même plutôt heureuse.
Heureuse d'avoir pu relire un conte d'enfance, et d'avoir pu rendre Spike content, une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Lun 26 Déc - 0:32

Pendant que Arian aidait Sion à faire la pâte des poffins puis à cuire les petites douceurs, il entendit la voix de la jeune fille aux cheveux bleus. Bien qu'on dit que les hommes sont monotâches, il n'avait pas eu de mal à continuer ce qu'il faisait tout en restant attentif à l'histoire de la jeune fille. Il avait déjà entendu cette histoire, il en avait même rêvé, quand il était enfant. Mais lui, c'était la voisine, une vieille femme qui lui racontait quand elle s'occupait de lui, étant donné que ses parents n'étaient pas toujours à la maison. Être célèbre, avoir une entreprise, travailler pour la Team Plasma et être éleveur et chercheur n'étaient pas des boulots qui laissaient beaucoup de temps pour s'occuper des enfants, qu'on puisse dire. Quand il sa voisine est décédée, la même année qu'il rencontra Evangeline dans la neige, sur le point de mourir, la vieille femme le lui laissa en héritage, comme la plus part de ses livres, étant donné qu'il n'avait ni d'enfants ni des petits-enfants.

Une fois que les poffins furent prêts, Arian laissa que Sion finisse de s'en occuper, lui faisant confiance. Elle les sortit et les mit sur des assiettes pour qu'ils refroidissent tandis que Arian resta accoudé sur la table, penché vers l'avant, écoutant la fin de l'histoire que Levy lisait à son pokémon. Yuki et Shyvaan, tout comme Balik et Gabriel avaient écouté le compte, ne prêtant plus attention à la télévision.

_ Son meilleur et unique ami, pour l'éternité. Commenta la jeune fille. Arian se rendit compte de qu'elle « pleurait ». Des larmes perlaient le coin de ses yeux ce qui attira son attention et qui, malgré tout, lui fit un peu mal au cœur. Il avait ressenti sa nostalgie et sa tristesse, il en déduit qu'elle devait penser à son enfance ou à son passé, tout comme il l'avait fait. Levy sécha rapidement ses larmes, tandis que Spike était appuyé contre sa poitrine, il était heureux. Elle ferma l'ouvrage avec délicatesse en toussotant, sûrement dû à la poussière. Alors, elle s'adressa à son aîné, sincèrement et sans arrières pensées : Dis-moi... Pourrais-je savoir ou as-tu eu ce livre, si ce n'est pas indiscret ? Termina-t-elle avant de retirer ses lunettes et de se frotter les yeux. Ils étaient rougis par les larmes.

Au fond, Arian sentit qu'elle n'était plus triste ou du moins pas trop, qu'elle était heureuse d'avoir pu trouver ce livre. Il pensa alors au fait qu'elle voulait sûrement en avoir un, il sentit que, tout comme son bandeau, ce livre devait être plus que précieux pour elle. Ayant toujours en tête le visage souriant de cette vieille femme, il repensa à ses derniers mots :

« Un jour, Arian, tu connaîtras ce que j'ai ressenti en restant avec toi. Un jour, tu pourras partager ce bonheur avec quelqu'un, cette personne sera celle qui te comprendra le plus. Même si tu n'aimes pas plus les humains de ce que j'aime les petits pois, je suis sure que tu sauras saisir cette chance. Tu es bon, mon garçon et tu peux faire tout ce que tu veux car tu as du potentiel. J'ai été heureuse d'avoir pu être utile et d'avoir pu chérir quelqu'un comme toi... Je peux quitter ce monde sans regrets, j'ai enfin laissé ma trace...»

Arian s'approcha daigna enfin enfiler quelque chose. Il ouvrit son armoire et prit un jean délavé et une chemise noire puis alla se pencher sur Levy, s'appuyant sur le dossier du canapé. Ses yeux étaient devenus d'une couleur bleue topaze, presque un bleu nuit.

_ C'est une vieille femme qui me gardait, quand j'étais enfant qui me l'a laissé en héritage. Elle est décédée quand j'avais onze ans, au début du printemps de la même année que j'ai rencontré Evangeline. Les plus anciens ouvrages de ma bibliothèque lui appartenaient, et appartenaient à sa mère, sa grande mère et son arrière grande mère, comme le journal des zarbis. Répondit-il en posant une main sur la tête de Levy, comme le ferait un grand frère. Il pouvait être gentil avec les humains, quand il les appréciait. (Chose, très, très rare). Mes parents n'avaient pas de temps à me consacrer et ne pensaient pas comme moi. C'est cette femme qui m'a élevé. Ajouta-t-il en se redressant, son regard s'obscurcit d'avantage, ayant des yeux d'une couleur verte très foncée, un vert bouteille. Tu peux le garder, si tu veux. Je ne l'ouvre jamais. Il y a bien des souvenirs que je préféraient qu'ils restent dans les abysses de ma mémoire. De plus, il semble t'être aussi précieux que ton bandeau. Prends-le, c'est mon cadeau de Noël, en retard. Continua-t-il en gloussant un peu quand il parla de « Noël en retard ». Même s'il détestait noël, il respectait les fêtes et les croyances des autres, il savait faire des cadeaux parfois et ce moment était la chance dont la vieille femme parlait.

Sion alla au salon et tendit une assiette de poffins à Spike, toute contente car elle avait réussi à les faire « toute seule ». Elle en donna aussi aux autres pokémons pour qu'ils ne soient pas jaloux et pour voir si elle avait réussit. Elle était fière d'elle et toute contente. Arian se rendit compte de qu'il avait fait tomber l'un de ses dossier toute à l'heure et le ramassa, puis le rangea. Un grimoire en cuir noir avec des cryptogrammes argentés sur la reliure attira son regard. Il se rappela d'une histoire qu'il avait lu dans ce livre, qui pouvait plaire à sa visite, vu qu'elle aimait l'histoire des pokémon. C'était le plus vieux de ses livres, il devait avoir plus quatre cent ans et il devait le traiter très délicatement pour ne pas l’abîmer. Il revint alors auprès de la jeune fille et s'assit sur le canapé, enter Yuki et Spike, à côté de Levy puis il éteignit la télévision.


_ D'habitude, ce genre d'ouvrages je les garde pour moi, les gens ne savent même pas qu'ils existent car ils sont tellement anciens qu'il ne reste que mon tome. Ils sont fais et écrits à la main. Il y a beaucoup d’éléments intéressants dans ce genre de livres car ils racontent les faits tels qu'ils étaient à l’époque, leur vision des pokémons de-lors, comment ils le vivaient, etc. commenta-t-il avant d'ouvrir soigneusement le livre. Il n'y avait que des pages noires écrites avec une sorte d'encre blanche, les pages étaient très fines et il n'y avait que peu d'illustrations mais, elles montraient bien les pokémons et certains paysages que l'être humain n'a plus revu depuis ce temps. Ce grimoire je l'ai trouvé il y a deux ans, à Hoenn, peu avant avoir rencontré Rayquaza, au Pilier Céleste. Expliqua-t-il avant de feuilleter doucement et délicatement quelques pages, semblant les lire, les traduisant dans sa tête avant de revenir au début, à la première page :

« Il y a bien longtemps de cela, une longue de nuit s'abattit sur le monde : la nuit des sept-cent ans. Durant cette nuit, humains et pokémons luttèrent pour leur survie. Les Ténèbres avaient engloutit jusqu'à la moindre lumière. Même les feus étaient sombres, même les éclats étaient de jais, le ciel, l'eau et la terre mourraient, emportant toute âme et entité qui se présentait. Un jour, de l’œuf de la sagesse, protégé par le temps, donna naissance à un nouvel espoir : un être, ni pokémon ni humain, destiné à instaurer l’équilibre de l'existence.

Ne sachant que faire, il entama un long voyage. Quand celui-ci touchait à sa fin, il rencontra un humain qui disait le comprendre. Il s’avéra être un ''oracle'' et celui lui dit : ''Pour que tout cela cesse, tu dois trouver la rose du temps. Elle accorde la vie éternelle à ceux qui la trouvent au bon moment. Sache, voyageur que ses épines sont mortelles.'' »


Arian fit une pause regardant ce qui était supposé être des lettres. Ses yeux devinrent rouges, comme il y a deux semaines, à Celestia. Il lisait fluidement, traduisant l'histoire au fur et à mesure.

« Peu lui importait cela, il voulait qu'un nouveau jour se lève sur un monde où les humains et les pokémons pourraient vivre en harmonie, et se comprendre sans devoir parler la même langue. L'oracle fut satisfait par sa réponse et l'amena face à la rose du temps. L'humain, tenta de grimper le monument de froide pierre noire pour atteindre le fruit de ses convoitises. Une fois qu'il put l'approcher assez, la rose lui fut touchée par l'oracle.

'' Tu n'as pas été assez malin, humain. La vie éternelle m'appartient, désormais. J'avais besoin de quelqu'un pour pouvoir me rendre dans ces lieux remplis d'espoir''

L'oracle le pensait plus humain que pokémon et pensa qu'il avait pu le tromper. La rose avait des épines ainsi qu'une volonté propre. Il n'était pas l’élu et l'oracle fut empoisonné. Avant de mourir, il emporta le fils de la sagesse, le protégé du temps.L'oracle n'était que l'incarnation du mal qui s'était abattu sur l'existence. La dernière chose que le voyageur vit, ce fut une intense lumière qui l'aveugla. N'étant plus habitué à la lumière du jour, il perdit la vue et fut plongé dans l'obscurité totale et le silence. »


Quand Arian passa la page, on pouvait voir qu'il manquait un morceau de la suivante ainsi que plusieurs des cryptogrammes. Il manquait un morceau de l'histoire, mais le jeune professeur ne s’arrêta pas pour autant. Il semblait connaitre l'histoire ou, du moins la fin, par cœur.

« Et la rose du temps flétrit au lever du jour, sans pouvoir accorder ses dons à l'élu, sans avoir pu accorder la vie éternelle à celui qui avait sauvé le monde des ténèbres. On raconte que cet être se transforma en pokémon, haïssant ces semblables. Il préféra rester avec son autre moitié, espérant voir un jour, ce qu'il n'avait jamais pu voir avant.»


Arian passa une nouvelle fois la page, montrant un dessin d'un monde sombre, fort ressemblant au notre, où le temps ne bougeait plus, ou tout n'était que poussière et tristesse. Ensuite, il ferma le livre délicatement. Il regarda le cuir avec ses yeux écarlate, brillants, en silence. Il ne savait pas si son accompagnante allait comprendre le sens de l'histoire, si elle allait pouvoir comprendre ce qui était écrit entre les lignes, mais il savait qu'il y avait une possibilité, ne serait-ce qu'infime de qu'elle le comprenne.



Dernière édition par Arian Cadell Philgard le Sam 10 Mar - 21:43, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Lun 26 Déc - 2:10

« C'est une vieille femme qui me gardait, quand j'étais enfant qui me l'a laissé en héritage. Elle est décédée quand j'avais onze ans, au début du printemps de la même année que j'ai rencontré Evangeline. Les plus anciens ouvrages de ma bibliothèque lui appartenaient, et appartenaient à sa mère, sa grande mère et on arrière grande mère, comme le journal des zarbis. »

Levy n'avait même pas remarqué qu'Arian était venu. Le professeur posa une de ses mains sur la tête de la jeune fille, tandis qu'elle caressait Destiny, qui venait d'arriver sur ses genoux. A vrai dire, l'adolescente n'avait pas souvent -voir jamais- vu l'homme aux cheveux d'argent être sincèrement gentil. La plupart du temps, elle ne voyait que sourires de politesse et visage de glace. Et ça s'arrêtait la.

« Mes parents n'avaient pas de temps à me consacrer et ne pensaient pas comme moi. C'est cette femme qui m'a élevé. »

Levy avait toujours vécu avec ses parents. Elle n'aurait pas pu concevoir sa vie sans eux. Enfin, elle devait la concevoir sans, maintenant. Certes.
Cependant, une enfance ou ses parents ne peuvent pas s'occuper de soi, cela doit être bien compliqué à vivre. Cette femme devait être comme une véritable grand-mère, une personne qui pouvait comprendre l'Arian d'il y a des années.

« Tu peux le garder, si tu veux. Je ne l'ouvre jamais. Il y a bien des souvenirs que je préféraient qu'ils restent dans les abysses de ma mémoire. De plus, il semble t'être aussi précieux que ton bandeau. Prends-le, c'est mon cadeau de Noël, en retard. »

Sans s'en rendre compte, Levy serra le livre contre elle, en souriant. C'était sûrement l'un des plus beaux cadeau qu'on aurait pu lui faire. De plus, Arian avait deviné juste ; ce volume était vraiment important pour la jeune fille. Elle en prendrait grand soin. Peut-être plus encore que ce bout de tissu qui lui sert de bandeau.
Alors que Levy murmurait un remerciement à son professeur, Sion revenait de la cuisine, une assiette de poffins en main. Plutôt fière de ses pâtisseries, la momartik se dirigea tout d'abord -sans grande surprise- vers Spike, qui se redressa et prit un gâteau, le mangeant avec délice, pour ensuite dire qu'il trouvait la cuisine du pokémon délicieuse.
Ensuite, Sion passa par tous les pokémons. Destiny mangea un poffin avec délice, et même Kodoku daigna se réveiller pour goûter à cette cuisine, en murmurant un remerciement à la momartik, avant de s'allonger de nouveau sur le lit, visiblement épuisé.

Arian s'était dirigé vers le dossier qu'il avait fait tomber, en allant à la cuisine. Levy remarqua enfin qu'il s'était vêtu. C'est très délicat de sa part. Enfin passons.
Un grimoire sembla intéresser le jeune professeur, qui ramassa le livre, s'avança vers l'adolescente, avant d'éteindre la télévision.

« D'habitude, ce genre d'ouvrages je les garde pour moi, les gens ne savent même pas qu'ils existent car ils sont tellement anciens qu'il ne reste que mon tome. Ils sont fais et écrits à la main. Il y a beaucoup d’éléments intéressants dans ce genre de livres car ils racontent les faits tels qu'ils étaient à l’époque, leur vision des pokémons de-lors, comment ils le vivaient, etc. »

Tiens, il avait visé juste. Autre que les contes, la jeune fille aimait beaucoup ce genre de légendes, d'histoires. Tandis que tout le monde se moquait d'elle, disant qu'aucun livre aussi ancien ne pouvait exister, elle y croyait, en son fort intérieur, aussi entêtée qu'aujourd'hui. Et finalement, son entêtement avait gagné. Il existait encore des livres très anciens dans le monde des pokémons... Tous ne se sont pas dissous, transformés en poussière, ou très abîmés par le temps, tellement qu'ils sont devenus illisibles.
Lorsqu'Arian ouvrit le vieil ouvrage, Levy put voir que les signes -la langue de l'époque, sûrement- étaient écrits en argenté, sur de fines feuilles de papier noir. Les illustrations, bien que rares, représentaient à merveille le monde tel qu'il l'était à l'époque.
Fascinée par ce livre comme un enfant par les contes de fées, Levy regardait l'ouvrage, comme emplissant ses yeux d'un rêve qu'elle venait de réaliser ; prouvait qu'elle avait raison sur toute la ligne.

« Ce grimoire, je l'ai trouvé il y a deux ans, à Hoenn, peu avant avoir rencontré Rayquaza, au Pilier Céleste. »

à Hoenn ? Il était donc allé aussi la-bas. Arian traitait le livre avec une grande délicatesse, craignant que les feuilles ne se brisent, sans doute.
Arian lut quelques pages, traduisant en silence, ses yeux verts bouteilles parcourant les signes, les lisant avec une facilité surprenante.

« Il y a bien longtemps de cela, une longue de nuit s'abattit sur le monde : la nuit des sept-cent ans. Durant cette nuit, humains et pokémons luttèrent pour leur survie. Les Ténèbres avaient engloutit jusqu'à la moindre lumière. Même les feus étaient sombres, même les éclats étaient de jais, le ciel, l'eau et la terre mourraient, emportant toute âme et entité qui se présentait. Un jour, de l’œuf de la sagesse, protégé par le temps, donna naissance à un nouvel espoir : un être, ni pokémon ni humain, destiné à instaurer l’équilibre de l'existence. 

Ne sachant que faire, il entama un long voyage. Quand celui-ci touchait à sa fin, il rencontra un humain qui disait le comprendre. Il s’avéra être un ''oracle'' et celui lui dit : ''Pour que tout cela cesse, tu dois trouver la rose du temps. Elle accorde la vie éternelle à ceux qui la trouvent au bon moment. Sache, voyageur que ses épines sont mortelles.''
 
» 

Les yeux d'Arian devinrent rouges écarlate. Pourtant, cette fois-ci, Levy ne fut pas effrayée, pas le moins du monde. L'histoire était belle. Le professeur avait marqué une pause, pendant laquelle la jeune fille avait sursauté, complétement avalée par le monde des ténèbres, devant être battu par la paix et la lumière. Soudain, il continua son récit, avec cette même voix posée.

« Peu lui importait cela, il voulait qu'un nouveau jour se lève sur un monde où les humains et les pokémons pourraient vivre en harmonie, et se comprendre sans devoir parler la même langue. L'oracle fut satisfait par sa réponse et l'amena face à la rose du temps. L'humain, tenta de grimper le monument de froide pierre noire pour atteindre le fruit de ses convoitises. Une fois qu'il put l'approcher assez, la rose lui fut touchée par l'oracle. 

'' Tu n'as pas été assez malin, humain. La vie éternelle m'appartient, désormais. J'avais besoin de quelqu'un pour pouvoir me rendre dans ces lieux remplis d'espoir'' 

L'oracle le pensait plus humain que pokémon et pensa qu'il avait pu le tromper. La rose avait des épines ainsi qu'une volonté propre. Il n'était pas l’élu et l'oracle fut empoisonné. Avant de mourir, il emporta le fils de la sagesse, le protège du temps.L'oracle n'était que l'incarnation du mal qui s'était abattu sur l'existence. La dernière chose que le voyageur vit, ce fut une intense lumière qui l'aveugla. N'était plus habitué à la lumière du jour, il perdit la vue et fut plongé dans l'obscurité totale et le silence.
 
» 

Oui, voilà comment l'être humain pouvait conduire le monde à sa perte, en un clin d'oeil. Cette sorte d'animal ne fait qu'empirer les choses, et la nature met des milliers d'années parfois, avant de régler les bêtises de l'espèce humaine. Parfois, Arian avait raison. Les humains n'ont aucune raison d'être aimés. Il ne font que malheur et souffrance, pour certains. Levy cherche à éviter ça. Elle sait qu'au bout du tunnel, il y a toujours cette source de lumière inépuisable. Mais pour y arriver, au bout, il faut du temps. Beaucoup de temps. Mais le bonheur s'offre à toi si tu y parviens...
Les dernières pages étaient abîmées. Cela n'arrêta pas Arian, qui connaissait visiblement l'histoire sur le bout des doigts.

« Et la rose du temps flétrit au lever du jour, sans pouvoir accorder ses dons à l'élu, sans avoir pu accorder la vie éternelle à celui qui avait sauvé le monde des ténèbres. On raconte que cet être se transforma en pokémon, haïssant ces semblables. Il préféra rester avec son autre moitié, espérant voir un jour, ce qu'il n'avait jamais pu voir avant.»

Quelle triste et magnifique fin... De plus, aujourd'hui, Levy devait être d'humeur sentimentale, puisque des larmes vinrent encore perler aux coins de ses yeux. Sans s'en rendre compte, plongée dans le récit, elle avait appuyé sa tête sur l'épaule d'Arian, regardant les signes argentés tout en écoutant l'histoire, Spike et le recueil de contes dans les bras, Destiny sur les genoux. Kodoku dormait toujours.

Lorsqu'Arian tourna la page, Levy écarquilla les yeux. Le dessin ressemblait fort aux grandes cités d'aujourd'hui. Le monde plongé dans les ténèbres ressemblait fort au monde de maintenant, ou les humains, cupides, baignent tous dans un bain malsain, de maheur, de tristesse, sans couleurs, sans véritable joie. Levy avait toujours été déconnectée de ce monde, vivant dans un petit bourg, loin de tout ça, son monde se limitant à Spike, ses parents, et sa bibliothèque.
Cette légende était pleine de vérité, de métaphores, aux sens cachés. Arian restait silencieux. Et la jeune fille hésitait à briser ce silence.
Toujours appuyée sur l'épaule du professeur, elle pensa tout de même à parler, en regardant Spike, sans oser regarder Arian dans les yeux, pour une raison qu'elle ignorait.

« Parfois, Arian, je me met à penser comme toi. C'est vrai que les humains peuvent parfois être de véritables pourritures. Mais, tu sais, il y a toujours une lumière au bout du tunnel. Un jour, il reviendra, et les ténèbres ne régneront plus. J'en suis persuadée... »

Levy leva enfin les yeux vers Arian, décidée, à son tour, à lui raconter une petite partie de sa vie.

« Mes parents étaient des gens bien. Leur vie était centrée sur ma vie, et celle des pokémons. Je les aimais -enfin je les aime- encore énormément, je suis vraiment heureuse de tous les instants que j'ai pu passer à leur côtés. Je n'ai aucun regret. Le conte que j'ai raconté à Spike, tout à l'heure. C'est ma mère qui me le lisait lorsque j'étais petite. C'était son livre préféré. »

Sans s'en rendre compte, Levy parlait au passé. Elle avait fini par accepter ce qui était arrivé à ses parents, intimement persuadée qu'ils veillaient sur elle, de la ou ils sont à présent. Mais même en acceptant leur perte, elle ne pouvait avaler le fait qu'elle ne leur avait jamais dit à quel point elle les aimait, et c'était son seul regret. Un regret vraiment blessant, elle y pensait souvent. Et même en acceptant la perte d'un être cher, celui-ci nous manquera toujours, quoi qu'il arrive.

En serrant le livre très fort contre elle, Levy sentit des larmes, glaciales, couler le long de ses yeux. Elle n'avait pas de quoi être triste, pourtant. Sa vie avait été merveilleuse, elle l'était toujours. Mais, son esprit fragile ne pouvait toujours pas supporter cet événement.

« Ils me manquent. J'aurais au moins voulu leur prouver tout l'amour que j'éprouvais à leur égard avant... »

Qu'ils ne meurent. Penser ces mots était simple. Les dire, c'était vraiment plus compliqué. C'était comme avaler son passé, avancer vers le futur. Au départ, Levy y arrivait très bien. Mais lorsqu'elle avait besoin de ses parents, pour la conseiller lorsqu'elle était dans le doute, pour l'encourager lorsqu'elle baissait les bras, leur absence se faisait ressentir. Vraiment.
Levy détourna la tête, brusquement, tandis que ses yeux, ayant pris la couleur dorée du miel, étaient toujours ouverts, et exprimaient un profond regret. Elle avait besoin de lâcher son sac, voilà tout. Cela fait bien trop longtemps que Levy bouclait sa tristesse en elle. Et, c'était injuste qu'Arian dévoile une partie de son passé, et pas elle.

Spike serra la main de sa dresseuse de ses petites pattes, avant de partir du canapé, comprenant qu'elle voulait rester un peu recroquevillée sur elle-même, qu'elle cherchait quelqu'un qui pouvait comprendre ce qu'elle ressentait. En suivant son ami, Destiny descendit aussi, un doux sourire protecteur dessiné sur son visage, tandis que la jeune fille tentait d'essuyer ses larmes, trop longtemps retenues.
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Lun 26 Déc - 4:15

A la fin du récit, la jeune fille aux cheveux bleus était appuyée contre l’épaule de son aîné, elle regardait l'illustration et les symboles. Juste au moment que la jeune fille décida de rompre de silence, Arian profita pour passer encore deux ou trois pages, jusqu'à tomber sur l'image d'un feunard noir, à dix queues au lieu de neuf. Il regarda l'image l'effleurant du bout des doigts. Les yeux du feunard étaient rouges, comme ceux de Arian. Ensuite, il ferma les yeux, écoutant la jeune fille, toujours en silence.

_Parfois, Arian, je me met à penser comme toi. C'est vrai que les humains peuvent parfois être de véritables pourritures. Mais, tu sais, il y a toujours une lumière au bout du tunnel. Un jour, il reviendra, et les ténèbres ne régneront plus. J'en suis persuadée... fit-elle en levant les yeux vers son interlocuteur. Avant, elle n'avait pas osé le faire et elle ignorait le pourquoi. Mes parents étaient des gens bien. Leur vie était centrée sur ma vie, et celle des pokémons. Je les aimais -enfin je les aime- encore énormément, je suis vraiment heureuse de tous les instants que j'ai pu passer à leur côtés. Je n'ai aucun regret. Le conte que j'ai raconté à Spike, tout à l'heure. C'est ma mère qui me le lisait lorsque j'étais petite. C'était son livre préféré. Continua-t-elle en parlant un peu de son passé. C'était quasi spontané. Elle semblait avoir réalisé quelque chose au fond d'elle, elle acceptait quelque chose que Arian ignorait pour l'instant. Mais, au fur et à mesure qu'elle parlait, il sut que l'enfance de cette jeune fille avait été brisé d'une façon ou d'une autre. Elle serrait le livre qu'il lui avait donné contre elle et des larmes aussi froides que celles des créatures de nuit ruisselaient sur ses joues, retombant au coins de ses lèvres. Elle regrettait quelque chose que Arian avait oublié qu'il regrettait à l’époque où il avait toujours des sentiments, autres que l’indifférence et haine. Ils me manquent. J'aurais au moins voulu leur prouver tout l'amour que j'éprouvais à leur égard avant...

Il y avait tant de choses qu'elle semblait vouloir dire au fond d'elle, elle criait à l'aide, elle était si fragile à ce moment là, si frêle... Mais, même Arian comprit ce qu'elle voulait ajouter. Il sentait comme si Levy allait s'effondrer à n'importe quel instant, qu'elle allait craquer pour de vrais. Il avait beau ressentir sa tristesse, ses regrets, il ne pleurait pas. Sa fontaine était sèche depuis longtemps, la glace qui entourait son cœur bloquait et empêchait ses larmes de sortir. Le sabelette de la jeune fille serra doucement sa main entre ses pattes puis se retira, voulant la laisser un peu seule, pour qu'elle ait du temps pour réfléchir. Sa chacripan le suivit en souriant tendrement, comme une mère l'aurait fait alors que sa protégée essayait d'essuyer ses larmes qui ne semblaient pas vouloir cesser de couler.

Arian ferma doucement le grimoire et se pencha pour le déposer sur la commode où était la télévision puis attira Levy contre lui. Presque inconsciemment, il ne la considérait pas comme « humaine », il ne la détestait pas, bien au contraire, il l’appréciait. Il déposa un baiser sur ses paupières puis essuya ses larmes doucement.


_ « On a tendance à se rendre compte de nos erreurs et à vouloir les arranger quand celui ou ceux envers qui on les a commises ne sont plus avec nous...» c'est exactement ce que j'ai pensé quand la vieille femme avait donné son dernier soupir. Lui dit-il en lui caressant doucement la tête. Il était aussi gentil qu'il l'était avec ses pokémons. Tout comme toi, à l’époque j'ai tant regretté le fait de na pas lui avoir dit que je l'aimais, que je lui étais reconnaissant pour tout ce que cette personne avait fait pour moi. Tu me l'as rappelé, le fait que moi aussi j'avais des sentiments. Mais, sache qu'avec le temps, et, surtout, du recul on réalise que, bien que ceux qui nous on chers soient absents physiquement, ils ne seront jamais absents moralement, et, tu es une partie d'eux, ils vivent à travers toi. Je suis sur de qu'ils sont fiers de ce que tu es devenue, Levy. Continua-t-il, tentant de la réconforter. Il se sentait étrangement car ce n'était pas propre de lui, de réconforter un humain, mais il ne se sentait pas mal pour lui, mais pour elle. Je ne peux pas faire grande chose pour toi car je ne suis pas dieu, mais je peux te soutenir. Je t’apprécie déjà autant que j’apprécie tes pokémons. En tout cas, tu es plus belle avec un sourire qu'en pleurant. Ajouta-t-il en posant ses mains sur les joues de la jeune fille, levant son visage, la regardant dans les yeux, il lui sourit doucement.

Yuki et Shyvaan préférèrent les laisser seuls, pour parler. Balik roula jusqu'au lit et sauta dessus pour se coucher à côté d'Evangeline. Gabriel il ne pouvait pas faire beaucoup mais il leva la tête et se frotta un peu contre la jeune fille, tentant de lui remonter le moral.


_ "Rêve si ça peut te consoler, pleure si ça peut te soulager, mais lève toi, reste fière car la vie n'est pas finie..." c'est ce que j'ai entendu une fois, quand j'étais enfant. Ce jour là, j'étais seul, la vieille femme venait de mourir mais une voix me murmura au creux de l'oreille ces mots. Maintenant, c'est à toi que je les adresse, Levy. Fit-il d'un air sérieux mais aussi tendre qu'un grand frère pourrait l'être. Il y a bien un autre histoire que j'aimerais te raconter, elle parle de deux frères. C'est la toute première que j'ai lue, seul et c'est un peu celle qui m'a aidé à aller de l'avant quand ça n'allait pas. Enfin, à la fin, j'ai finit par m'enfermer dans mes études, mais bon... toi, je sais que tu peux arriver où tu veux, faire ce que tu veux si tu te dis que tu peux le faire. Je ne veux pas que tu finisses comme les autres élèves, la plus part ne sachant vraiment où ils vont aller, ce qu'ils vont devenir, ce qu'ils veulent être ou faire... Si tu es venue dans cet établissement, c'est parce que tu voulais aller de l'avant en quelques sortes, n'est-ce pas ? Tu voulais avancer et que les efforts de tes parents ne soient vains... continua-t-il en se retirant un peu, se décalant un peu. Ensuite, il saisit un poffin de l'assiette que Sion avait laissé sur le tapis avant de retourner avec les autres pokémon, retournant auprès de Spike. Il resta penché en avant, accoudé sur ses genoux, avec Gabriel autour du cou. Il donna le poffin à Gabriel qui le mangea, tout content, se laissant caresser par son dresseur. En tant que professeur et « amis », je t'encouragerais tant que tu suivras la bonne voie, si tu te perds, je tacherais de t'aider jusqu'à ce que tu trouves quelqu'un qui puisse te guider mieux, qui puisse prendre mieux soin de toi et qui te chérisse. Termina-t-il en la regardant du coin de l’œil puis lui offrant un de ses plus beaux sourires. Il savait être gentil envers les autres et il ne regrettait pas d'avoir montré à son élève cette facette de lui, même s'il disait souvent qu'être gentil et pleurer ou bien trop doux était comme montrer ses faiblesses à autrui. À ce moment même, il s'en moquait pas mal, il voulait juste cesser de sentir de la tristesse chez elle et chez ses pokémons qui s’inquiétaient à son égard.


Dernière édition par Arian Cadell Philgard le Sam 10 Mar - 21:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Lun 26 Déc - 13:26

Après avoir posé son grimoire sur une commode devant le canapé, Arian attira Levy contre lui, déposa un baiser sur ses paupières, avant d'essuyer ses larmes avec douceur.
La jeune fille ne connaissait pas encore cette facette, tendre et douce, du professeur. Elle se demandait à qui il la réservait, d'habitude. La réponse lui vint comme une évidence ; aux pokémons. Pour une fois, l'éleveur avait retiré son masque de glace. Et ce caractère, si gentil, lui allait très bien.

« « On a tendance à se rendre compte de nos erreurs et à vouloir les arranger quand celui ou ceux envers qui on les a commises ne sont plus avec nous...» c'est exactement ce que j'ai pensé quand la vieille femme avait donné son dernier soupir. »

Il avait atrocement raison. Levy aurait voulu parler une dernière fois avec ses parents, juste une dernière fois, pour leur dire qu'ils resteront toujours dans son cœur. Leur dire ce qu'elle n'avait jamais dit avant ; qu'elle les aime, très fort.
Mais la jeune fille n'en a pas eu l'occasion. Sa grand-mère l'envoya immédiatement dans un train qui avait pour destination la Gakuen Academy, après qu'elle eu fini de préparer sa valise..

« Tout comme toi, à l’époque j'ai tant regretté le fait de na pas lui avoir dit que je l'aimais, que je lui étais reconnaissant pour tout ce que cette personne avait fait pour moi. Tu me l'as rappelé, le fait que moi aussi j'avais des sentiments. Mais, sache qu'avec le temps, et, surtout, du recul on réalise que, bien que ceux qui nous on chers soient absents physiquement, ils ne seront jamais absents moralement, et, tu es une partie d'eux, ils vivent à travers toi. Je je suis sur de qu'ils sont fiers de ce que tu es devenue, Levy. »

Si ils ne le sont pas encore, Levy ferait tout pour qu'ils le soient, fiers de leur fille. Arian avait sûrement raison, encore une fois. Il avait vécu la même épreuve qu'elle, la perte d'un être cher. C'est une dure épreuve pour tous, mais qui est surmontable. Il suffit d'un peu de volonté, de courage, et de mental.

« Je ne peux pas faire grande chose pour toi car je ne suis pas dieu, mais je peux te soutenir. Je t’apprécie déjà autant que j’apprécie tes pokémons. En tout cas, tu es plus belle avec un sourire qu'en pleurant. »

Se faire apprécier d'Arian, c'était vraiment un exploit. Levy n'en avait rien à faire, pour l'instant. Elle voulait juste vider son sac, une fois pour toutes. Le professeur prit son visage entre ses mains, et la regarda dans les yeux, en souriant. Peut-être, oui, était-elle plus belle en souriant. Il le lui avait déjà dit, d'ailleurs. Mais pour le moment, seules des larmes cristallines venaient animer son visage, faisant refléter la lumière sur ses yeux couleur miel.
Pendant ce temps, essayant aussi de consoler l'adolescente, Gabriel se frotta doucement contre elle. Les pokémons de Levy la regardait, de loin, regroupés à trois, hésitants tous à venir la consoler aussi.

« "Rêve si ça peut te consoler, pleure si ça peut te soulager, mais lève toi, reste fière car la vie n'est pas finie..." c'est ce que j'ai entendu une fois, quand j'étais enfant. Ce jour là, j'étais seul, la vieille femme venait de mourir mais une voix me murmura au creux de l'oreille ces mots. Maintenant, c'est à toi que je les adresse, Levy. »

Cette dernière continua à regarder son aîné dans les yeux. Lui aussi peut ressentir des sentiments envers les autres, même si il ne désire pas le montrer. Même si, dans sa tête, il n'y a que haine et froideur, le professeur reste un être humain, qu'il le veuille ou non, et chaque humain, comme chaque pokémon, ressent des sentiments. Joie, fierté, tristesse et haine ; tout le monde a déjà ressenti ces sentiments, au moins une fois dans sa vie.

« Il y a bien un autre histoire que j'aimerais te raconter, elle parle de deux frères. C'est la toute première que j'ai lue, seul et c'est un peu celle qui m'a aidé à aller de l'avant quand ça n'allait pas. Enfin, à la fin, j'ai finit par m'enfermer dans mes études, mais bon... toi, je sais que tu peux arriver où tu veux, faire ce que tu veux si tu te dis que tu peux le faire. Je ne veux pas que tu finisses comme les autres élèves, la plus part ne sachant vraiment où ils vont aller, ce qu'ils vont devenir, ce qu'ils veulent être ou faire... Si tu es venue dans cet établissement, c'est parce que tu voulais aller de l'avant en quelques sortes, n'est-ce pas ? Tu voulais avancer et que les efforts de tes parents ne soient vains... »

Quelque part, c'était vrai. Levy avait demandé une adhésion à la Gakuen académie pour rendre fiers ses parents. Mais elle le voulait de leur vivant. Maintenant, son désir de les rendre fiers était toujours présent. Mais jamais ils ne pourront être la pour lui parler, pour l'encourager à suivre sa voie.
Arian se décala, et laissa la jeune fille sur le canapé. Il prit un poffin, avant de se diriger vers Spike, donnant le gâteau à son mini-draco.
Spike, lui, s'assit en face du professeur, n'osant pas aller voir sa dresseuse. Il était inquiet pour elle, comme Destiny et Kodoku, mais savait parfaitement que parfois, elle avait besoin d'être seule.

« En tant que professeur et « ami », je t'encouragerais tant que tu suivras la bonne voie, si tu te perds, je tacherais de t'aider jusqu'à ce que tu trouves quelqu'un qui puisse te guider mieux, qui puisse prendre mieux soin de toi et qui te chérisse. »

Existe-t-il au moins une personne pour guider Levy ? Ces personnes, assez patientes pour consoler la petite fille qui sommeille en elle sont si rares, après tout.

« Arian... Je suis persuadée que tu as déjà été triste, au moins dans ton enfance. Même si tu veux te faire voir comme un rocher de glace inébranlable, tu peux ressentir la nostalgie, la tristesse et la joie, ces sentiments sont toujours la, au fond de toi. Je le sais très bien. C'est vrai, on imagine mal ce Arian si glacial, si sérieux pleurer. Pourtant, ça t'es déjà arrivé. »

Apercevant l'air inquiet de ses pokémons, Levy leur demanda de venir, d'un signe de la main. Ils ne se firent pas attendre. En courant, Spike s'était jeté dans les bras de sa dresseuse, tandis que Kodoku était sur ses genoux. Destiny, elle, s'était avant perchée sur l'épaule de la jeune fille. Avec douceur, elle essuyait les larmes de Levy du bout de sa queue, toujours reconnaissante envers l'adolescente. Après tout, elle l'avait sauvé de la mort.

« désolée de pleurer comme une gamine. C'est plus fort que moi. Si tu savais à quel point je les aimais... » 

Spike serra son amie un peu plus fort dans ses petits bras. Sa dresseuse le caressait, lui et Kodoku, qui ne pouvait pas faire grand chose, avec ses petites ailes.

« C'est eux qui m'ont offert ce bandeau. C'est l'un des derniers cadeaux qu'ils m'aient fait. Ils voulaient que je l'utilise, pou lire sans que mes mèches ne viennent tomber sur mon visage. »

Décidée à se reprendre un peu en main, Levy posa doucement Kodoku et Spike sur le canapé, et se leva, Destiny sur l'épaule, avant de se diriger vers Arian, s'accroupissant devant lui.

« Crois-moi, si il y a des personnes que tu aimes, même qu'un peu, dis leur l'affection que tu leur portes. Si jamais ils partent trop tôt, tu n'auras aucun regret. C'est vraiment important. »

En baissant les yeux, Levy caressa son chacripan, qui était descendue de ses épaules et ronronnait à ses pieds, dans l'espoir de consoler son amie.
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Lun 26 Déc - 17:07

Arian ne savait pas vraiment pourquoi il avait dit tant de choses à la jeune fille. Il sentait comment les sentiments de l'adolescente se balançaient, marchant sur une corde ou pendant d'un fil. Elle semblait hésiter malgré tout ce qu'il lui avait dit, malgré tout ce qu'elle pensait et ressentait ou avait envie de dire. Ces mots, brûlaient sa gorge et suppliaient pour pouvoir sortir... Elle ne voulait juste que quelqu'un la comprenne et la soutienne, ça se voyait, ça se ressentait. Ce fut à ce moment même qu'elle s'adressa à son aîné :

_ Arian... Je suis persuadée que tu as déjà été triste, au moins dans ton enfance. Même si tu veux te faire voir comme un rocher de glace inébranlable, tu peux ressentir la nostalgie, la tristesse et la joie, ces sentiments sont toujours la, au fond de toi. Je le sais très bien. C'est vrai, on imagine mal ce Arian si glacial, si sérieux pleurer. Pourtant, ça t'es déjà arrivé. Intervint-elle avant de faire un petit signe de main à ses pokémon, pour qu'ils viennent. Elle avait vu à quel point ils s’inquiétaient pour elle. Même Gabriel, qui était toujours autour du cou de son professeur, semblait inquiet à son égard, tout comme à celui de son maître.

Le petit sabelette la serrait dans ses bras, comme le tiplouf tentait de faire, aussi, restant sur ses genoux. La chacripan se percha doucement sur l'épaule de la jeune fille, la regardant d'un œil bienveillant et reconnaissant, telle un ange qui séchait délicatement les larmes de sa protégée du avec sa queue. Même si cela faisait peu de temps qu'elles étaient ensemble, elles avaient tissé un lien très fort, comme le malosse et la fille de la nuit.

Désolée de pleurer comme une gamine. C'est plus fort que moi. Si tu savais à quel point je les aimais... ajouta-t-elle, caressant doucement Spike et Kodoku qui se blottissaient plus contre elle, tentant de la serrer plus fort. Arian ne savait que très bien à quel point elle les aimait, qu'elle pensait à eux car tout cela se reflétait dans ses yeux, dans le caractère de la jeune fille, dans sa voix et dans son esprit. Il mit une main sur son visage, regardant le tapis du salon avec ses yeux, toujours d'une couleur vermeille brillante. C'est eux qui m'ont offert ce bandeau. C'est l'un des derniers cadeaux qu'ils m'aient fait. Ils voulaient que je l'utilise, pou lire sans que mes mèches ne viennent tomber sur mon visage. Expliqua-t-elle en posant doucement ses deux petits mâles sur le canapé puis elle se leva, ayant la féline sur l’épaule. Ensuite, elle s'accroupit face à son professeur. Elle semblait vouloir se reprendre, se ressaisir enfin. Crois-moi, si il y a des personnes que tu aimes, même qu'un peu, dis leur l'affection que tu leur portes. Si jamais ils partent trop tôt, tu n'auras aucun regret. C'est vraiment important.

La pokémon ténèbres descendit des épaules de la jeune fille et se blottit contre elle, en ronronnant. Levy la caressait doucement, baissant le regard. Arian avait beau avoir des sentiments, sa nature lui empêchait de ressentir grande chose, venant de lui-même. Il n'avait jamais pleuré, mis à part quand il était bébé. Ses souvenirs, étant flous, plus il remontait le temps à travers sa mémoire, il n'arrivait pas à trouver une seule fois qu'il avait pleuré à chaudes larmes, ou pleuré de frustration. Il ferma alors les yeux, se calant bien contre le canapé, retirant doucement Gabriel de son cou, le posant sur ses genoux puis il regarda un moment le plafond, aussi rouge que ses yeux. Ses pupilles étaient si contractées et fines qui ressemblaient à des fentes. Il prit une profonde inspiration puis il expira, restant un bref instant en silence, les lèvres entre ouvertes, quasi inexpressif.


_ Je vais paraître insensible mais, malgré la perte de la vieille femme, malgré les dizaines de pokémons que j'ai vu mourir, que je n'ai pas réussi à sauver, malgré le fait que j'ai toujours été seul et le fait d'avoir perdu mon père, je n'ai jamais pleuré. Je n'ai jamais versé une seule larme, ni de douleur, ni de frustration, ni de tristesse. Rétorqua-t-il d'une voix calme. Parfois, j'ai senti un pincement au cœur, quand un pokémon mourrait sans que je puisse rien faire, comme quand la vieille femme nous quitta. Je tente de ne pas vivre dans le passé mais, je pense que toutes ces larmes que je n'ai jamais pu verser, furent déversées autrefois, peut être dans un autre temps, une autre vie, peut être que mon esprit pleure, mais je ne ressens rien. Je suis ainsi, j'ai toujours été ainsi et je serais toujours ainsi. Continua-t-il en regardant ses pokémon par dessous sa frange pour ensuite regarder ceux de la jeune fille. Puis, tu es la seule humaine que je peux « aimer ». Pour l'instant, je n'ai trouvé personne qui vaille le coup. J'ai trouvé des personnes intéressantes, mais sans plus. Je n'ai pas passé assez de temps avec ces personnes pour les connaître assez bien. Je ne suis pas voyant, je ressent juste les sentiments des autres, ce qu'ils ont sur le cœur et ce qui jongle entre leur esprit et leur pensée. Soupira-t-il avant soulever doucement Gabriel et le regarder dans les yeux. Celui-ci semblait un peu plus soulagé, il gigotait et souriait à son maître. Arian lui sourit tendrement et doucement. Entre le voyage chiant à plus en pouvoir, les rêves sans aucun sens qui me reviennent comme des anciens souvenirs sombres et cette journée, je sens que je vais devoir me goinfrer de chocolat une bonne semaine pour me remonter le moral. Pouffa-t-il en laissant que Gabriel se remette autour de son cou. Il tendit une main et la posa à nouveau sur la tête de la jeune fille, ébouriffant légèrement ses cheveux avant de se lever, la soulevant par dessous les aisselles sans difficulté et la posant sur le canapé. Ensuite, il prit dans ses bras la chacripan et lui caressa la tête doucement avant de la poser sur les genoux de la jeune fille, le sourire aux lèvres :

« ''Après le crépuscule, quand la nuit tombe,
Seul cet astre avec sa tiède lueur argentée
Illumine tout corps d'innocence soumis dans les ténèbres de la nuit...

Après le crépuscule, quand la nuit tombe,
Il songe d'un monde meilleur
Mais pas forcement lumineux...

Après le crépuscule, quand la nuit tombe,
Il chasse l'obscurité et purifie ce monde.
Il dort, il meurt et un nouveau jour se lève...

Mais, sachez que, après le crépuscule,
Il sera là, pour nous, pour purger ce monde de toute ombre d'impureté...
Après le crépuscule, il est encore né, quand la nuit est tombée...''

C'est ce que je vois, ce que tu vis, ce que je sens. Mon frère, mon désespoir.
Cette chaîne qui t'attachait à ton corps, te privant de ta liberté, t'attachant à ce monde
J'ai pris la peine de la couper, sans trahir ta confiance, sans un souffle de haine, sans une once de pitié, sans un seul regret...

Blanches et pures lueurs, qui, tombant du ciel, sans cesse, éclairent une franche silhouette...
Triste et nostalgique mélodie, qui flotte dans l'air comme un doux mais amer parfum...
Rires innocents, jouets cassés et des millions d'enfants...

Pleurs et nostalgie qui règnent dans mon cœur...
Lueur argentée, triste vérité, est-ce que notre souffrance est-elle éternelle ?
Ne tremble pas, mon ange, seul, pleure si cela te soulage...

Des yeux sincères et pleins de regrets, reposent enfin en paix dans l'obscur silence d'une nuit aux pâles faces...
Triste lune, étrange agonie, mort et douleur étouffante...
Rêve, mon amour, rêve et n'oublie pas les bons moments qu'on a passé ensemble, malgré toutes nos souffrances...

Tendre et douce lune, cette tiède lueur argentée qu'illumine les profonds abysses de mon cœur...
Fleurs blanches, dérobées dans le calme de berges d'un lac écarlate...
La vie n'est qu'éphémère et le temps, ne nous appartient pas...

Tout se répète, rien ne change ; cela continue...
Tout commence par un simple rêve et finit en effroyable cauchemar...
Détourne tes yeux de la réalité, songe et regarde le monde avec d'autres yeux que ceux d'un faux idéal, de la cupidité humaine, les luxures et la jalousie...

La mort n'est qu'un cadeau pour avoir surmonté toutes les épreuves au long de notre chemin, qu'est une vie au temps limité, différent pour chacun d'entre nous...
Malgré ton absence, tes mots résonnent encore dans ma tête, me privant du sommeil éternel.
Une personne, un animal, une fleur, un objet...ignoré, ne compte pas pour les vivants...

L'être humain n'est pas logique, il est cruel...
Ils ne prêtent pas l'attention qu'ils devraient à leur entourage et ils ne remarquent que les autres ne sont plus là que dans leur absence physique...
Pourquoi est-ce qu'ils ne commencent à les regretter que quand ils ne sont plus de ce monde? »


Il récita cela à voix haute avant de reprendre doucement son grimoire et d'aller le ranger dans sa bibliothèque. Il ouvrit un tiroir et prit deux tablettes de chocolat, une au lait meuh-meuh et l'autre du chocolat léger au miel d'apinitri. Il prit un morceau de la deuxième tablette puis l'approcha de ses lèvres, tendant les tablettes à la jeune fille aux cheveux bleus.

Arian avait un très bonne mémoire. Il n'avait besoin de lire ou de voir quelque chose pour s'en rappeler, pour le connaître par cœur. Cette histoire avait hanté son esprit durant des longues années, faisant en partie, de lui ce qu'il est maintenant. Sion s'assit sur le lit, caressent Evangeline doucement, avant de la couvrir bien avec le drap. Shyvaan et Yuki étaient bien trop calmes, ils étaient pensifs. Comme quoi, les mots du jeune éleveur faisaient réfléchir n'importe qui. Il n'enseignait pas l'art de la communication et l'entendement pour rien.


_ Je dois préparer un remède pour Evangeline, elle hiberne mais ne se réveille pas pour manger de temps en temps. Elle est plus petite et a moins de réserves, je me dois ne la nourrir moi-même, si je ne veux pas qu'elle meure. termina-t-il en laissant les deux tablettes à Levy avant de retourner à la cuisine pour saisir quelques baies et des plantes qu'il garde. Il fit bouillir les plantes pendant qu'il faisait du jus avec une demie baie sitrus, trois remus et un pic de tamato. Il retira les plantes de l’infusion et mélangea le jus de baies avec cette dernière avant de passer la solution à la passoire puis la mettre dans un flacon grâce à un entonnoir puis le laissa refroidir un peu. En attendant il rangea ce qu'il avait utilisé et nettoya un peu la cuisine.

_ Mooo... Momartik tikuuu momaaaaartiku... martik moooo momartiku! *A-chan, ne t'inquiete pas pour elle. Je sens un changement chez elle, c'est peut être à cause de cela. Au printemps, elle changera... c'est pour ça qu'elle est fatiguée !* dit Sion à Arian, pour le rassurer.

Arian ne dit rien, apparentement. Il bougea juste les lèvres, la momartik alla le rejoindre. Il la serra doucement contre lui pour la remercier, comme si c'était une humaine, une femme. Bien que durant ses cours qu'il faisait mine de séparer humain et pokémon, il traitait les pokémon et les humains à leur juste valeur. Il savait que les pokémons, bien qu'ils pouvaient être hostiles et dangereux, ils ne pourraient jamais haïr comme les humains le faisaient, au point de pourrir le monde.


Dernière édition par Arian Cadell Philgard le Lun 22 Oct - 22:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Lun 26 Déc - 19:29

Arian posa Gabriel sur ses genoux, et fixa le plafond, les lèvres entrouvertes, ses yeux vermeils se réduisants à deux minuscules fentes, telles celles que les seviper arborent fièrement dans leur regard reptilien. Il poussa un grand soupir, son visage ne reflétant aucun sentiment.

« Je vais paraître insensible mais, malgré la perte de la vieille femme, malgré les dizaines de pokémons que j'ai vu mourir, que je n'ai pas réussi à sauver, malgré le fait que j'ai toujours été seul et le fait d'avoir perdu mon père, je n'ai jamais pleuré. Je n'ai jamais versé une seule larme, ni de douleur, ni de frustration, ni de tristesse. »

C'est un caractère, pensa Levy, immédiatement. Elle savait qu'Arian était misanthrope. Mais de la à n'avoir jamais versé de larmes, elle ne l'aurait jamais deviné. Peu à peu, ses larmes avaient séché sur ses pâles joues, laissant des traces craquelées sur sa peau fine d'adolescente. Destiny avait cessé de ronronner, et somnolait, roulée en boule aux pieds de sa dresseuse, qui caressait toujours son amie.

« Parfois, j'ai senti un pincement au cœur, quand un pokémon mourrait sans que je puisse rien faire, comme quand la vieille femme nous quitta. Je tente de ne pas vivre dans le passé mais, je pense que toutes ces larmes que je n'ai jamais pu verser, furent déversées autrefois, peut être dans un autre temps, une autre vie, peut être que mon esprit pleure, mais je ne ressens rien. Je suis ainsi, j'ai toujours été ainsi et je serais toujours ainsi. »

Ne pas vivre dans le passé. C'est quelque chose de très dur à faire. Malgré tous nos efforts, le passé nous poursuit, il nous entoure, nous emprisonne. C'est comme un cycle, un piège qui se referme autour de nous. Quoi que l'on fasse, le passé reste toujours enfoui quelque part au fond de nous, que ce soit de bons souvenirs, ou d'atroces choses. Et si jamais, par miracle, tu arrives à effacer ces souvenirs de ta mémoire, quelqu'un, un ami, un ennemi, un proche, sera toujours la pour te le rappeler. Le passé.
Levy gardait ses yeux baissés. Elle avait presque honte de s'être dévoilée si facilement à une personne qu'elle ne connaît pas totalement. Et d'avoir pleuré, aussi. C'était bien l'une des seules fois que cela lui arrivait jusqu'aujourd'hui.

« Puis, tu es la seul humaine que je peux « aimer ». Pour l'instant, je n'ai trouvé personne qui vaille le coup. J'ai trouvé des personnes intéressantes, mais sans plus. Je n'ai pas passé assez de temps avec ces personnes pour les connaître assez bien. Je ne suis pas voyant, je ressent juste les sentiments des autres, ce qu'ils ont sur le cœur et ce qui jongle entre leur esprit et leur pensée. »

L'adolescente aux cheveux bleus sourit doucement. Elle se disait aussi que le jeune professeur pouvait deviner les sentiments des autres. Cela doit être un bien lourd fardeau. Au fond d'elle, elle n'y croyait pas, pourtant. Il faut croire que ce masque de glace qu'Arian porte en permanence parvient à camoufler ce qu'il ressent à la perfection.

« Entre le voyage chiant à plus en pouvoir, les rêves sans aucun sens qui me reviennent comme des anciens souvenirs sombres et cette journée, je sens que je vais devoir me goinfrer de chocolat une bonne semaine pour me remonter le moral. »

Levy rigola légèrement. Pourquoi était-elle incapable de ressentir ces sentiments négatifs sur une longue durée ? La tristesse ne restait pas souvent à la surface de son esprit, la haine lui était inconnue. Son caractère était-il forgé ainsi, de manière à ce qu'aucun sentiment tels que ceux-ci ne viennent troubler sa bonne humeur ? Peut-être, qui sait. Peut-être...

Une nouvelle fois, la main d'Arian vint ébouriffer les cheveux de la jeune fille. Il souleva cette dernière, la posa sur le canapé -décidément, il faudrait que Levy grossisse un peu- et pour finir, saisit Destiny pour la poser sur les genoux de sa dresseuse.

Le chacripan regarda Arian en miaulant doucement, comme pour le remercier, avant de se rouler en boule sur les genoux de sa dresseuse, et d'entamer un léger temps de sieste.

« ''Après le crépuscule, quand la nuit tombe,
Seul cet astre avec sa tiède lueur argentée
Illumine tout corps d'innocence soumis dans les ténèbres de la nuit...

Après le crépuscule, quand la nuit tombe,
Il songe d'un monde meilleur
Mais pas forcement lumineux...

Après le crépuscule, quand la nuit tombe,
Il chasse l'obscurité et purifie ce monde.
Il dort, il meurt et un nouveau jour se lève...

Mais, sachez que, après le crépuscule, 
Il sera là, pour nous, pour purger ce monde de toute ombre d'impureté...
Après le crépuscule, il est encore né, quand la nuit est tombée...''

C'est ce que je vois, ce que tu vis, ce que je sens. Mon frère, mon désespoir.
Cette chaîne qui t'attachait à ton corps, te privant de ta liberté, t'attachant à ce monde
J'ai pris la peine de la couper, sans trahir ta confiance, sans un souffle de haine, sans une once de pitié, sans un seul regret... 

Blanches et pures lueurs, qui, tombant du ciel, sans cesse, éclairent une franche silhouette...
Triste et nostalgique mélodie, qui flotte dans l'air comme un doux mais amer parfum...
Rires innocents, jouets cassés et des millions d'enfants...

Pleurs et nostalgie qui règnent dans mon cœur...
Lueur argentée, triste vérité, est-ce que notre souffrance est-elle éternelle ?
Ne tremble pas, mon ange, seul, pleure si cela te soulage...

Des yeux sincères et pleins de regrets, reposent enfin en paix dans l'obscur silence d'une nuit aux pâles faces...
Triste lune, étrange agonie, mort et douleur étouffante... 
Rêve, mon amour, rêve et n'oublie pas les bons moments qu'on a passé ensemble, malgré toutes nos souffrances...

Tendre et douce lune, cette tiède lueur argentée qu'illumine les profonds abysses de mon cœur...
Fleurs blanches, dérobées dans le calme de berges d'un lac écarlate...
La vie n'est qu'éphémère et le temps, ne nous appartient pas...

Tout se répète, rien ne change ; cela continue...
Tout commence par un simple rêve et finit en effroyable cauchemar...
Détourne tes yeux de la réalité, songe et regarde le monde avec d'autres yeux que ceux d'un faux idéal, de la cupidité humaine, les luxures et la jalousie...

La mort n'est qu'un cadeau pour avoir surmonté toutes les épreuves au long de notre chemin, qu'est une vie au temps limité, différent pour chacun d'entre nous... 
Malgré ton absence, tes mots résonnent encore dans ma tête, me privant du sommeil éternel.
Une personne, un animal, une fleur, un objet...ignoré, ne compte pas pour les vivants...

L'être humain n'est pas logique, il est cruel...
Ils ne prêtent pas l'attention qu'ils devraient à leur entourage et ils ne remarquent que les autres ne sont plus là que dans leur absence physique...
Pourquoi est-ce qu'ils ne commencent à les regretter que quand ils ne sont plus de ce monde? 
»

Ce fut le dernier paragraphe, surtout, qui attira l'attention de Levy. Bercée par les vers de cette histoire aux allures de poème, et de prose, ces trois derniers vers l'avait marqué. Ils étaient plus que véridiques. C'était ce qu'elle ressentait. Pendant un bref moment, Levy se sentit coupable, mais ce sentiment fut vite effacé par une vague d'insouciance, peut-être un peu forcée. La jeune fille ne voulait plus pleurer. Ce n'était pas dans ses habitudes, n'est ce pas ?

Arian, lui, joignit le geste à ses paroles de tout à l'heure. Il avait prit des tablettes de chocolat. Prenant un morceau, il les tendit à Levy.

« Je dois préparer un remède pour Evangeline, elle hiberne mais ne se réveille pas pour manger de temps en temps. Elle est plus petite et a moins de réserves, je me dois ne la nourrir moi-même, si je ne veux pas qu'elle meure. »

Laissant les tablettes dans les mains de la jeune fille, celle-ci s'apprêtait à en prendre un morceau, quand Spike arriva à toute allure, et piqua l'une d'entre elles. Par réflexe, et un peu par habitude, Levy récupéra immédiatement le chocolat, et le sabelette, surpris, dérapa en arrière sur le sol de la chambre d'Arian, en ayant la bonne idée de se rouler en boule écailleuse avant d'atterrir sur le sol. En gloussant, Levy saisit elle aussi un morceau de chocolat, et le croqua sans plus attendre, ne sachant pas si cette nourriture, de cette marque, était comestible pour les pokémons, ou bien au contraire, toxique. Elle ne souhaitait pas tester.

Tandis que le professeur préparait son fameux remède, Levy hissa Destiny sur ses épaules, le chocolat toujours en main, et regarda Sion parler à son éleveur d'un ton doux. En réaction, celui-ci l'invita à se rapprocher de lui, et la serra dans ses bras, comme une humaine. Spike, lui, se frottait le dos d'un air grognon. Il faisait semblant d'avoir mal, pour donner du remords à son amie aux cheveux bleus. Mais ça ne marchait absolument pas. Alors, il se dirigea vers Evangeline et s'assit silencieusement sur le lit, pour la regarder dormir, avec Kodoku, qui était retourné sur le matelas bien moelleux.

Levy, elle aussi, s'approcha du chinchidou et la regarda pensivement, cherchant des signes de maladie -oui, elle avait aussi ça, comme livre, dans sa chambre-, ou même d'éveil. Quelque chose semblait différent chez elle. Etrangement, Levy avait l'impression que le pokémon se préparait à un grand changement. Pensivement, elle garda ces remarques pour elle, et s'assit sur une chaise près du lit, observant avec attention Eve. Destiny avait trouvé une petite boulette de poussière sur le sol, et jouait avec comme un chaton, en miaulant.

« Arian ? J'espère que je ne te dérange pas dans ta préparation, mais tu comptes lui faire avaler « de force » ? Et, elle respire à un rythme saccadé. J'ai l'impression que quelque chose se passe, dans son corps, enfin que quelque chose change. »

La main sur la poitrine du chinchidou, Levy écoutait sa respiration, comme elle avait l'habitude de le faire pour aider sa mère, plus jeune. Elle était une infirmière pokémon « bénévole », c'est à dire que ses études lui permettait de soigner les pokémons en besoin, mais elle n'y gagnait rien. Et parfois, lorsque Levy lisait ses livres, elle lui donnait certains conseils pour prendre bien soin de ses pokémons en cas de maladie.

Spike regardait sa dresseuse et Eve avec envie. Il avait comprit, lui, ce qu'elle voulait dire, et voulait changer lui aussi, un jour. Devenir plus grand, plus fort, avoir plus d'attaques. Les yeux brillants, il regardait Shyvaan qui avait déjà grandi, lui. Il le voulait aussi. Puisque son ami Sion avait évolué, il devait évoluer aussi. Il ferait tout pour.

Après avoir caressé doucement Eve, sans la réveiller, Levy se demanda en son fort intérieur si sa respiration, rapide, devait être régulée, ou alors si c'était tout à fait normal en ce moment. Elle préféré laisser le pokémon tranquille et rejoindre Arian.

« Je peux t'aider ? Je m'inquiète pour Eve. Et, je voudrais aussi savoir si ton chocolat est bon aussi pour les pokémons. Je n'en ai pas donné, je sais que certains sont mauvais pour nos amis. »

En fouillant dans sa sacoche à la recherche de quelque chose pour aider Eve, Levy attendit la réponse de son interlocuteur.
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Mar 27 Déc - 16:15

Pendant que Arian laissait refroidir son remède et qu'il se faisait câliner par Sion, il avait baissé un moment la garde. Il savait que Levy n'était pas dangereuse, qu'elle ne ferait rien ni tenterait quoi que ce soit alors, il s'en fichait pas mal de ce qu'elle pouvait faire ou pas. Elle était « chez elle », comme il lui avait dit quand elle entra dans la chambre. La momartik mettait l'une de ses mains dans les cheveux de son dresseur, lui caressant doucement la tête, comme une grande sœur ou une mère le ferait. Il entendait le moindre petit bruit, comme les miaulements et ronronnements de la chacripan qui jouait avec une pelouse de poussière qui était sortie de sous le divan, ou les sifflements des bronches d'Evangeline, quand elle respirait. Ses sens étaient très aiguisés, il était littéralement hypersensible.

_Arian ? J'espère que je ne te dérange pas dans ta préparation, mais tu comptes lui faire avaler « de force » ? Et, elle respire à un rythme saccadé. J'ai l'impression que quelque chose se passe, dans son corps, enfin que quelque chose change. Lui dit la jeune fille aux cheveux bleus. Elle s'était approchée du lit et s'était assise doucement, surveillant la chinchidou. Elle posa doucement un main sur sa poitrine et écouta sa respiration ; cette dernière était saccadée. Elle semblait savoir s'y prendre, pour les premiers soins aux pokémons dans le pire des cas. Arian ne leva pas la tête jusqu'à ce qu'il sentit la présence de la jeune fille et son odeur pas loin de lui. Je peux t'aider ? Je m'inquiète pour Eve. Et, je voudrais aussi savoir si ton chocolat est bon aussi pour les pokémons. Je n'en ai pas donné, je sais que certains sont mauvais pour nos amis. Termina-t-elle en cherchant quelque chose dans sa sacoche.

Arian tendit une main et la posa sur l'avant bras de la jeune fille, laissant autre bras autour de la taille de Sion. Il la regarda par dessous sa frange, ses yeux n'avaient encore changé de couleur, ils étaient toujours rouges, comme ceux d'un feunard shiny.


_ Ne t'en fais pas. Pour ta proposition, je peux me charger d'Evangeline, je fais ça, depuis deux ou trois ans. Et, concernant le chocolat, il n'est pas mauvais. Il est artisanale, il est fait avec du miel d'apinitri, des baies choco bien mures et du lait d'ecremeuh. Mes pokémons en mangent de temps en temps, je n'ai rien qu'ils ne puissent pas manger. Je mange ce qu'ils mangent. Expliqua-t-il en s'asseyant droit sur sa chaise avant de s'accouder sur la table, prenant le flacon entre deux doigts et l'agitant doucement, pour bien mélanger tout, vu qu'en refroidissant, le jus de baies allait au fond et l'infusion de plantes montait.

Un bruit inaudible pour l'être humain, parvint à ses oreilles, comme à celle des pokémon qui étaient réveillés. Il y avait un « intrus » ou plusieurs, -très silencieux- dans la chambre et le jeune professeur l'avait bien senti. Il tourna le regard dans bouger la tête, posant le flacon doucement.


_ Oy, je vous ai senti, Teraclops, Motisma, Magireve. Fit-il en haussant un peu la voix. Il n'y eu aucune réponse, comme si les pokémons voulaient le faire penser qu'il se trompait, ils avaient beau être invisibles à l'oeil nu, Arian les ressentait. Magireve, pensant qu'elle était invisible pour tous s'approcha de Arian, sauf que lui, il la fixait, il fixait le vide. Tu comptes jouer combien de temps à ce jeux, Magireve ? Motisma, sort de la télévision, Teraclops, sort d'où tu es. Ajouta-t-il en joignant ses mains devant ses lèvres, étrangement calme.

Le motisma et le teraclops sortirent de leur cachette, s'approchant un peu, Motisma lévitait, teraclops traînait des « pieds » d'un air un peu déçu et, Magireve devint visible pour tous. Elle était derrière Levy et la contourna en lui souriant étrangement pour rejoindre Arian. Les trois pokémons semblaient connaître Arian, surtout le magireve et le teraclops. Sion regarda le magireve, un peu méfiante, vu qu'elle ne le connaissait pas et il était un peu trop proche d'elle, elle se resta derrière Arian, sur ses gardes.


_ Magi... Magireve... *Sérieux... comment tu fais ?* demanda le magie en souriant.

_ Comment je fais quoi ? Te voir ? Vous sentir? Je crois que tu oublies que tu as une énergie particulière, comme Teraclops ainsi que Motisma et que je vous connais déjà. Comment ça se fait que vous êtes à ici? Répondit Arian en posant une question, à son tour. Alors, laissez-moi deviner...ajouta-t-il en réfléchissant. Vous avez besoin de quelque chose ?

Le magireve sembla un peu blasé durant un moment, flottant entre Levy et Arian, avant de soupirer. Il hocha la tête pour confirmer puis regarda Teraclops. Le pokémon s'avança et sorti de l'interieur de son corps une clé de voûte et la tendit à Arian. Il la prit et la posa sur la table, souriant aux spectres. Cette clé de voûte devait faire dix kilos au moins.

_ Tera...teraclops...clops... * Je sais que c'est beaucoup demander mais... On aurait besoin de ton aide...* fit le teraclops. Le motisma restait silencieux et regardait tous les pokémons, restant aussi dans un coin, tranquille et curieux. Il semblait ne pas trop aimer se mêler avec d'autres pokémons mis à part ses deux amis. Teraclops...Tera teraaclops.... *enfin, on aurait besoin de te demander deux choses...*

_ Magi ! Magireve... Magireve...reveeeuh ! *Teraclops, sois pas aussi gêné ! Tourne pas autour du pot... En fait, on aurait besoin de te demander un petit service, et lui, il a besoin de quelque chose.* fit le magireve en interrompant son camarade. Il semblait être un pokémon très sur de lui et assez orgueilleux. Magireve, magi gi magireve... Magireve ? * on a besoin d'aide pour sortir spiritomb du puit et lui a besoin d'un tissu fauche, il veut évoluer. Tu en as ? *

Arian ne pu s’empêcher de pouffer légèrement, il saisit la clé de voûte dans une main et la regarda puis regarda les pokémons, riant légèrement face à l'aptitude du Magireve. Il passa sa main libre sur ses cheveux, puis devint un peu plus sérieux.

_ Alors, j'irais sortir spiritomb du puits ce soir et, concernant le tissu fauche il me semble que j'en ai un quelque part. Je vais donner à manger à Evangeline avant, après, je chercherais ton tissu. Si j'en ai pas ou si je la trouve pas, j'en achèterais un en ville avant d'aller voir spiritomb au puits. Répondit-il en déposant la clé de voûte pour caresser le teraclops sauvage. Il se leva, et demanda à Sion de prendre le remède ainsi qu'une petite seringue sans aiguille puis il posa une main sur l’épaule de Levy, lui souriant et lui faisant un geste de tête pour qu'elle vienne le rejoindre au lit, il allait lui montrer comment il s'occupait d'Eve dans ce genre de cas. Au fait, j'oubliais:Levy, voici Motisma, Teraclops et Magireve le trio de Vestigion. Ils vivent dans le Vieux Château qu'il y au cœur de la forêt de Vestigion. Vous trois, voici Sion, Balik, Yuki et Gabriel car vous connaissez déjà Shyvaan et Evangeline, et voici Destiny, Spike et Kodoku. Continua-t-il en désignant la jeune fille et les pokémons respectivement. Maintenant que les présentations son faites, je vais m'occuper d'Eve. ajouta-t-il en s'asseyant sur le lit. Sion s'assit juste à côté de lui, contre lui, laissant de la place pour Levy au cas ou elle voulait s'asseoir. Arian prit doucement Eve contre lui, la soulevant délicatement, comme si c'était un bébé humain. Sion remplit la seringue avec le remède d'Arian et la lui tendit. Quand il la prit, il l'introduit doucement dans la bouche de la chinchidou et la vida lentement. Le pokémon buvait la solution liquide peu à peu, vu qu'elle était toujours consciente, malgré le sommeil. Arian répéta ce geste deux fois de plus, laissant la moitié du flacon pour la prochaine fois. La petite Evangeline semblait plus soulagée malgré, elle n'avait plus mal au bout d'un moment et son ventre était plein. Il la caressa tendrement et doucement un moment avant de la remettre au lit, sur un petit coussin. Levy, concernant ce que tu m'as dit toute à l'heure, par rapport au changement d'Evangeline, c'est exact. Sion avait senti cela aussi et je savais que tôt ou tard cela arriverait. Elle évoluera au printemps. Termina-t-il en posant la seringue et le flacon fermé sur la table de chevet. Il avait beau s’inquiéter pour son pokémon, il savait que cela n'était pas grave car il était temps pour elle de grandir et d’évoluer, car ses efforts pour devenir plus forte n'avaient pas été vains.


Dernière édition par Arian Cadell Philgard le Sam 10 Mar - 21:46, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Mar 27 Déc - 19:20

D'une main, Arian toucha l'avant-bras de Levy, la regardant de ses yeux, toujours d'une belle couleur écarlate.

« Ne t'en fais pas. Pour ta proposition, je peux me charger d'Evangeline, je fais ça, tous depuis deux ou trois ans. Et, concernant le chocolat, il n'est pas mauvais. Il est artisanale, il est fait avec du miel d'apinitri, des baies choco bien mures et du lait d'ecremeuh. Mes pokémons en mangent de temps en temps, je n'ai rien qu'ils ne puissent pas manger. Je mange ce qu'ils mangent. »

Depuis deux ou trois ans ? Tout de même. Spike n'hibernait jamais, Levy ne pouvait pas connaître les soins annuels que l'on applique à un pokémon hibernant. Sinon, la jeune fille était vraiment contente que ce chocolat soit comestible pour tous. Sans attendre, elle en offrit un bout à Spike, puis à Kodoku qui était curieux. Destiny s'en fichait un peu. Elle semblait vivre un grand amour avec sa pelote de poussière.

Arian, qui s'était assit puis accoudé sur une table, secouait le flacon de remède doucement, histoire que les baies et l'infusion ne se séparent pas, et que le mélange ne finisse pas par être décanté.
Soudain, le professeur sembla entendre quelque chose, ou sentir. Levy resta immobile, tournant juste son regard vers le jeune éleveur, qui allait parler.

«Oy, je vous ai senti, Teraclops, Motisma, Magireve. »

… Hein ?
Magireve, Teraclops, Motisma ? Qui ?... Levy se posait des questions. Elle, lui et leurs pokémons n'étaient donc pas les seuls ? Elle savait que tous ces pokémons étaient de type spectre, à priori. Ils devaient donc pouvoir se rendre invisibles aux yeux des humains. Enfin, comme des fantômes, quoi.
Personne – ou rien- ne répondit à Arian. Silence total.

« Tu comptes jouer combien de temps à ce jeux, Magireve ? Motisma, sort de la télévision, Teraclops, sort d'où tu es. »

Levy haussa un sourcil. De la télévision ? Les motisma peuvent donc réellement se cacher dans ces appareils. Elle pensait d'ailleurs que ces pokémons n'étaient que légende.
Soudain, l'adolescente étouffa un cri. Un grand pokémon, très sombre, sortit des ombres, comme par magie, tandis que la télé se déformait étrangement, avant de laisser sortir un pokémon à la couleur un peu beige, rosée. Motisma et Teraclops étaient sortis de leur cachettes.

Spike, comme à son habitude, se dirigea vers les nouveaux venus en souriant, tandis que Kodoku fermait les yeux d'un air vexé. P-o-u-r-q-u-o-i autant de pokémons, devait-il se demander.
Destiny attira sa petite boule de poussière contre elle, adorant son nouveau jouet, tandis qu'elle observait les nouveaux venus d'un œil méfiant. En faisant un croche-patte, ell parvint à faire tomber Spike le nez dans la poussière, en ricanant légèrement. Si seulement ce sabelette pouvait cesser d'être aussi enthousiaste.

Soudain, Levy sentit une légère brise derrière elle. Tétanisée, elle observa un magireve tourner autour d'elle, un sourire spectral sur le visage, tandis que Spike regardait le pokémon volant d'un mauvais œil. Comment osait-elle effrayer sa dresseuse ? Malpolie, va.

«  Comment je fais quoi ? Te voir ? Vous sentir? Je crois que tu oublies que tu as une énergie particulière, comme Teraclops ainsi que Motisma et que je vous connais déjà. Comment ça se fait que vous êtes à ici? »

Il répondait au Magireve, qui semblait lui parler. Soulagée que ce soit des connaissances, Levy se détendit, et Destiny lâcha Spike, qui se dirigea immédiatement vers le teraclops. Le chacripan, quand à elle, ressortit sa poussière et donna de petits coups de pattes dedans, discrètement, se trouvant un peu grande pour jouer comme un chaton.

« Alors, laissez-moi deviner... Vous avez besoin de quelque chose ? »

Evidemment, des pokémons comme ceux-ci n'allaient pas venir pour passer le bonjour. Pendant un petit moment, le magireve resta silencieux, avant de soupirer, d'hocher la tête et de pointer son ami teraclops. Le pokémon avança lentement, et sortit une clé de voûte de son corps, qu'Arian prit et posa sur la table. L'objet avait l'air sacrément lourd, en tout cas.

Ensuite, les pokémons semblèrent expliquer quelque chose au jeune professeur, ce à quoi il hocha la tête en souriant. Le teraclops semblait assez timide, au contraire du magireve, qui papotait avec assurance. Après avoir un peu rit, le professeur prit la clé en main, passa son autre membre dans les cheveux, et répondit aux pokémons, l'air redevenu sérieux.

« Alors, j'irais sortir spiritomb du puits ce soir et, concernant le tissu fauche, il me semble que j'en ai une quelque part. Je vais donner à manger à Evangeline avant, après, je chercherais ton tissu fauche. Si j'en ai pas ou si je le trouve pas, j'en achèterais un en ville avant d'aller voir spiritomb au puits. »

Spiritomb ? Cette fois, ce nom ne disait rien à Levy. Quand au tissu fauche, c'était un objet d'évolution. Qui ne connaît pas les objets d'évolution, enfin. Arian posa une main sur l'épaule de la jeune fille, avant de l'inviter à se rendre au lit, la ou était Evangeline. La dresseuse ne fit pas d'histoires, et le suivit, curieuse de connaître le traitement que son professeur allait donner à son amie chinchidou.

« Au fait, j'oubliais:Levy, voici Motisma, Teraclops et Magireve le trio de Vestigion. Ils vivent dans le Vieux Château qu'il y au cœur de la forêt de Vestigion. Vous trois, voici Sion, Balik, Yuki et Gabriel car vous connaissez déjà Shyvaan et Evangeline, et voici Destiny, Spike et Kodoku. »

Levy comprenait mieux, maintenant. Comme Rayquaza ou les trois lutins légendaires de Sinnoh, voir même Shyvaan, ces pokémons étaient des connaissances d'Arian, qui devait les connaître depuis un certain temps, sans doute. A leurs noms, les pokémons de la jeune réagirent tous d'une manière différente. Spike sautilla sur place, pour se faire remarquer, tandis que Destiny cacha sa pelote de poussière adorée sous une chaise, et refit un croche-patte à son ami en lui disant de se calmer. Kodoku, lui, regarda les autres pokémons du coin de l'oeil, avant de descendre de lit et de se poser sur le canapé, loin des autres. Levy était un peu triste pour lui. Ne pas aimer ses semblables à ce point la devait être assez pénible.

« Maintenant que les présentations son faites, je vais m'occuper d'Eve. »

Arian s'assit sur le lit, bientôt suivi par Sion, qui était assise auprès de lui. Curieuse, comme toujours, Levy s'assit aussi, mais un peu plus loin de Sion, en prévision de ce qui allait suivre. Bonne intuition, Spike marcha jusqu'au lit et s'assit à côté de la momartik, silencieux.

Doucement, Arian prit Eve dans ses bras, et la mit contre lui, avant que Sion ne lui tende sa seringue, maintenant pleine.
Toujours aussi doux, le jeune professeur prit la seringue, sans aiguille, et la plaça dans la petite bouche du chinchidou, en versant précautionneusement le liquide, sensé lui remplir l'estomac. Le pokémon l'avala, demi-consciente. Tendrement, Arian la caressa, et la posa sur un petit coussin, pour qu'elle puisse continuer son sommeil.

« Levy, concernant ce que tu m'as dit toute à l'heure, par rapport au changement d'Evangeline, c'est exact. Sion avait senti cela aussi et je savais que tôt ou tard cela arriverait. Elle évoluera au printemps. »

Levy sourit, heureuse que son diagnostic soit exact. Cela la confortait dans l'idée que sa mère était une bonne infirmière, malgré le fait qu'elle n'avait jamais voulu travailler dans un centre pokémon. Comme Destiny, Eve devait sûrement travailler dur. En effet, malgré ses airs de chatons se prenant pour un leopardus, le chacripan s'entraînait régulièrement, si bien que parfois, la jeune fille devait elle-même la stopper avant qu'elle ne se blesse. Son pokémon voulait évoluer au plus vite, admirant la grâce et la beauté de ses aînés. De plus, elle savait -on le lui disait souvent- qu'avec son apparence d'aujourd'hui, le poil, doux, brillant, et ses yeux perçants, Destiny ferait une magnifique évolution. Alors elle s'entraînait sans cesse. Kodoku et Spike étaient plus relaxés. Ils se contentaient d'apprendre de nouvelles attaques petit à petit, lorsque cela leur chantait.

« Si elle va bien, tant mieux. Aucun de mes pokémons n'hibernent, je n'ai pas l'habitude de ces choses la. Cependant, ma mère était infirmière, mais elle n'a jamais travaillé dans un centre pokémon. Elle aidait les créatures en quête de soins, sans rien demander en retour. Comme mon père avait un travail rentable et solide, elle n'avait pas besoin de gagner de l'argent, et elle me montrait parfois ses méthodes. Je m'y connais donc un peu, mais ce sont juste les bases, je ne suis pas une professionnelle non plus. »

Elle avait dit tout ça en souriant. Levy était fière de sa mère, qui était charitable, et généreuse. Malgré le fait qu'elle n'avait pas les cheveux bleus -il faut croire que Levy est une exception-, la jeune fille essayait de lui ressembler le plus possible.

Après avoir regardé Evangeline un petit moment, la jeune fille se leva, avant d'aller vers Kodoku, toujours seul. Elle le prit dans ses bras, et le déposa sur son épaule, ou il s'assit, satisfait. Autant profiter du fait que son pokémon était encore jeune. En grandissant, elle ne pourra plus faire ça. De plus, le petit oiseau s'amusait à jouer avec les mèches bleues de sa dresseuse, tout en faisant attention à ne pas abîmer son bandeau. Dès qu'il était arrivé, Levy lui avait fait un long monologue comme quoi la seule manière de l'énerver sérieusement était d'abîmer des livres, d'anciens objets, de faire mal aux pokémons ou aux gens sans raison, et surtout, pour l'amener à être une véritable furie, de casser ce bout de tissu qu'elle porte en permanence. Kodoku avait bien retenu la leçon, depuis que Spike avait fait tomber une pile de livres sur le bureau de la jeune fille sans faire exprès. Elle avait hurlé tellement fort qu'il s'était mit en boule. Cette réaction avait fait rire aux éclats l'adolescente, qui aimait trop son pokémon pour rester trop énervée à son égard. Il faut dire que pendant toute la journée, son sabelette n'avait fait que courir, ce qui l'avait un peu mise sur les nerfs, le sol étant assez enclin aux bruits de pas. C'était du parquet.

Soudain, une question -oh, vilaine curiosité, on était si bien sans toi- revint en tête à la jeune fille.

« Arian... Je ne veux pas paraître idiote, mais... Qu'est ce qu'un spiritomb, comme pokémon, exactement ? Je n'en ai jamais entendu parler. Pas à Johto, en tout cas. »

Destiny toisa sa dresseuse, semblant la traiter d'inculte. Le chacripan connaissait quasiment tout sur les pokémons de Sinnoh et d'Unys. Après, pour les autres, elle n'y connaissait absolument rien.
Comme prise d'une envie soudaine, Destiny courut vers sa dresseuse, et grimpa lestement sur sa robe -certes, Levy râla, sa petite robe sera pleine de griffures après-, puis monta sur son autre épaule. La jeune fille se retrouva envahie des deux côtés, tandis que Spike restait encore avec Sion, content qu'Eve ne craigne aucun danger à présent.


Dernière édition par Levy McGarden le Jeu 29 Déc - 1:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Jeu 29 Déc - 0:45

Une fois qu'il posa son flacon sur la table de chevet, donc, il sentit la joie monter chez son invitée. La jeune fille aux cheveux bleus semblait être heureuse et fière de que ce qu'elle avait dit soit juste. Un léger sentiment de nostalgie se mêla à sa joie, faisant penser à Arian qu'elle devait avoir un bon souvenir en tête ou qu'elle pensait à quelqu'un qu'elle aimait... Les pokémons de la jeune fille étaient plus calmes : la chacripan jouaient discrètement avec la pelouse alors que Kodoku avait opté pour s'isoler un peu, loin de tous les autres pokémons, Spike lui, il avait suivi sa dresseuse quelques minutes auparavant jusqu'au lit et était assit auprès de Sion. Elle lui fit un gros câlin, le trouvait adorable et se sentant plus grande que lui, alors qu'avant c'était le contraire. En étant plus grande et plus belle, elle avait plus de confiance en elle même et était un peu moins timide.

Si elle va bien, tant mieux. Aucun de mes pokémons n'hibernent, je n'ai pas l'habitude de ces choses la. Cependant, ma mère était infirmière, mais elle n'a jamais travaillé dans un centre pokémon. Elle aidait les créatures en quête de soins, sans rien demander en retour. Comme mon père avait un travail rentable et solide, elle n'avait pas besoin de gagner de l'argent, et elle me montrait parfois ses méthodes. Je m'y connais donc un peu, mais ce sont juste les bases, je ne suis pas une professionnelle non plus. Commenta-t-elle en souriant. Elle était plus que fière de sa mère et ça se voyait, elle semblait vouloir suivre en grande partie ses pas pour devenir quelqu'un de bien. Sa mère était son étoile, en quelques sortes, un point de repère, quelqu'un qu'elle aimait, qu'elle aime et qu'elle aimerait toujours, aussi longtemps qu'elle vivra dans sa mémoire.

Peu après avoir observé la chinchidou chromatique, l'adolescente se leva et se dirigea vers son petit tiplouf, elle le prit dans ses bras et le posa sur son épaule. Il était satisfait et semblait bien content, il s'assit donc sur celle-ci. Kodoku se mit à jouer avec les cheveux de sa dresseuse, semblait aimer le toucher de ses cheveux et les petites mèches rebelles, qui rebiquaient d'une couleur proche de la sienne.

A peine quelques secondes plus tard, Arian senti un forte curiosité, comme Levy était un peu loin de lui, il ne savait pas vraiment si cela venait d'un de ses pokémons, d'un des trois spectres ou si cela venait des pokémons de la jeune fille ou d'elle-même. Oui, l'empathie aussi des défauts, comme le fait de ne pas pouvoir discerner nettement à qui appartiennent les sentiments qu'on ressent s'il y a beaucoup de personnes ou d'êtres dans un certains périmètre ou le fait de ne pas pouvoir ressentir très clairement ce qu'une autre personne sent si celle-ci est trop loin. Il regarda les pokémons et la jeune fille à tour de rôle, discret tentant de savoir qui est-ce qui éprouvait une aussi soudaine curiosité. Il eut vite sa réponse :


_ Arian... Je ne veux pas paraître idiote, mais... Qu'est ce qu'un spiritomb, comme pokémon, exactement ? Je n'en ai jamais entendu parler. Pas à Johto, en tout cas. Fit Levy, interrogative.

Le jeune professeur haussa un sourcil quand elle lui demanda. Oui, si elle ne savait pas, il devait lui expliquer et ce n'était pas aussi simple que ça, il devait résumer tout ce qu'il savait sur Spiritomb pour lui faire une définition rapide et simple. Il ne put s’empêcher de glousser quand il vit que la chacripan dévisageait sa dresseuse comme si elle la traitait d'inculte. En tous, cas, la féline d'Unys semblait s'y connaître. Soudainement, Destiny grimpa prestement par la robe de Levy pour se percher sur son épaule libre. Sa dresseuse râla un peu, ce qui fit rire -discrètement- Arian. Il se leva alors, pour aller chercher, comme promis le tissu fauche pour teraclops, alors que magireve le suivait par tout, curieux et collant, motisma et teraclops attendaient patiemment dans le salon, regardait les pokémons présents.


_ Alors, un Spiritomb c'est un pokémon spectre très spécial, qui ne vit que dans cette région, étrangement. Il y a des mâles et des femelles, contrairement à certaines espèces spectres, à parts égales. Si tu veux savoir, Spiritomb est un peu le Porygon des anciens. répondit-il en ouvrant les tiroirs de sa commode, puis se dirigeant à son bureau, cherchant les les tiroirs, sans rien sortir car il avait des affaires du boulot, quelques armes, etc. Si tu te demandes le pourquoi, c'est simple : parce qu'ils sont « faits » et ils ne naissent pas n'importe où ni n'importe comment. Ils naissent dans des lieux marqués par la souffrance, la tristesse, la violence, la mort même, etc. Ils son composés de 108 esprits pécheurs ou vengeurs, cela va de soi. Ils naissent tous les 500ans, quand ils ont reçu suffisamment d’énergie négative. Au XIII et au XIV siècle, invoquer les esprits lors d'un rituel de nécromancie et le sceller dans une clé de voûte était très en vogue, sauf que les invocateurs y passaient dans le 95% des cas, devenant eux mêmes l'un des sacrifices ou partie du pokémon. Expliqua-t-il mine de rien, comme s'il s'en foutait ou les traitait d'inutiles. Ensuite, il ouvrit son armoire et leva le double fond de celui-ci. Il fit tomber sa lourde et grosse épée à la lame noire, la rattrapant très rapidement avant qu'elle ne touche le sol. Il empoigna l'épée puis l'appuya contre l'une des portes de l'armoire, il trouva ce qu'il cherchait. Il sorti un petit bout de tissu noir, décoloré, de son petit « coffre au trésor » (où il avait des livres encore plus vieux et des objets divers) et le ferma rapidement avant de ranger son épée et de se tourner vers ses invités, tendant le tissu à magireve, pour qu'il le donne au teraclops. Les humains n'ont pas à fourrer leur nez où ils ne doivent pas. Enfin, la magie noire et la nécromancie ne sont pas des jeux. Invoquer les morts ou même, sceller un esprit quelconque dans un objet ou dans un corps n'est pas de la rigolade. Continua-t-il en regardant Magireve qui alla rapidement donner le tissu à son ami. Ce dernier, ne tarda pas à se transformer en Noctunoir, dès qu'il toucha le tissu fauche.

Les trois pokémon spectre remercièrent Arian et saluèrent les pokémon avant de disparaître et de partir. Arian passa une main sur ses cheveux, fermant son armoire avant de retourner auprès du lit, de prendre le flacon et de le mettre au frigo pour que le remède ne décante pas.


_ Si tu veux voir ce qu'est un Spiritomb, tu n'as qu'au venir me voir ce soir, vers dix-huit heures trente. Le trio de Vestigion parle du pokémon qui est scellé dans l'ancien Cimetière qu'il y a derrière la chapelle du cimetière. C'est un peu comme La Tour Mirage de Hoenn, il n’apparaît qu'avec des certaines conditions, aujourd'hui c'est le jour parfait : il y a une lune bleue, donc, le puits du cimetière sera visible. Termina-t-il en souriant avant de prendre un poffin de Sion et de le manger. Quand il le finit, il passa son pouce sur ses lèvres puis le lécha lascivement, mais naturellement. Il regardait Sion qui semblait apprécier de plus en plus le petit sabelette de la dresseuse. Shyvaan de son côté, servait à Yuki de monture et Balik préférait rester sur le lit, avec Eve. Gabriel, comme d'habitude, se serra plus autour du cou de Arian, il s'était endormi.


Dernière édition par Arian Cadell Philgard le Sam 10 Mar - 21:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Des vacances diffèrentes... [ PV. Levy McGarden] Fini   Jeu 29 Déc - 13:16

Suivi de magireve, qui s'avérait être un pokémon aussi collant que Spike, et curieux que Levy, Arian se mit à la recherche du tissu fauche que le teraclope lui avait apparemment demandé. En se dirigeant vers des armoires, et des commodes, il répondit à la jeune fille, ayant réfléchi à la réponse que le professeur pouvait donner.

« Alors, un Spiritomb c'est un pokémon spectre très spécial, qui ne vit que dans cette région, étrangement. Il y a des mâles et des femelles, contrairement à certaines espèces spectres, à parts égales. Si tu veux savoir, Spiritomb est un peu le Porygon des anciens. »

Ah, elle voyait mieux à présent. Spiritomb était donc un pokémon assez étrange, aussi mystérieux que ce fameux porygon. Cependant, l'adolescente trouvait cela assez insolite, un pokémon vivant exclusivement à Sinnoh. Son histoire devait être assez spéciale, dans ce cas-la. Non ?
Ce fut encore une fois Arian qui éclaira Levy. Fouillant dans des tiroirs de son bureau, le jeune homme ne trouva apparemment pas immédiatement ce qu'il cherchait. La dresseuse crut voir des armes, et autres objets brillants dans ses tiroirs. Illusion ? Peut-être. Mais peut-être pas. Elle l'espérait.

« Si tu te demandes le pourquoi, c'est simple : parce qu'ils sont « faits » et ils ne naissent pas n'importe où ni n'importe comment. Ils naissent dans des lieux marqués par la souffrance, la tristesse, la violence, la mort même, etc. Ils son composés de 108 esprits pécheurs ou vengeurs, cela va de soi. Ils naissent tous les 500ans, quand ils ont reçu suffisamment d’énergie négative. Au XIII et au XIV siècle, invoquer les esprits lors d'un rituel de nécromancie et le sceller dans une clé de voûte était très en vogue, sauf que les invocateurs y passaient dans le 95% des cas, devenant eux mêmes l'un des sacrifices ou partie du pokémon. »

Eto... C'est spécial, voir glauque, morbide. Levy n'aurait même pas pensé à se mêler de la vie d'un chose pareille. De plus, ces... Hum... Pokémons, ils le sont bien, doivent néanmoins tous avoir un caractère bien à eux. Peut-être même que certains de ces spiritomb n'aimaient pas trop l'idée d'avoir absorbé l'essence d'humains pour naître. C'est presque cruel, d'être créé ainsi.

Soudain, la jeune fille aperçut son professeur faire tomber une grande épée à la lame de jais. Effrayée par l'objet, du moins surprise -oui, ce n'est pas un Arceus dansant à l'hawaïenne, elle pouvait donc encore se permettre d'être surprise-, l'adolescente recula instinctivement. Tout ce qu'elle voyait avec Arian n'arrivait que dans ses livres. La pauvre.
Le professeur appuya l'arme contre l'une des portes de son armoire, et sortit d'un double-fond un tissu délavé par endroits ; le tissu fauche. Il le tendit au magireve qui l'accompagnait, et ce dernier s'empressa d'apporter le tissu à son ami.

« Les humains n'ont pas à fourrer leur nez où ils ne doivent pas. Enfin, la magie noire et la nécromancie ne sont pas des jeux. Invoquer les morts ou même, sceller un esprit quelconque dans un objet ou dans un corps n'est pas de la rigolade. »

Il avait raison, Levy le savait bien. Malgré elle, la dresseuse devait bien avouer que les humains se mêlent parfois d'affaires qui ne les regardent pas. Pour ne faire qu'empirer les choses, qui plus est. Chacun devrait s'occuper de sa vie, aider son prochain si cela et nécessaire, et cesser d'haïr autant les autres. C'est ce que l'adolescente faisait.
Oui, bon, d'accord. En fait, elle s'en fout, de la vie des autres. Mais on va pas le dire, ça gâcherait le côté noble de ce que je viens d'écrire. Oubliez.

Une fois qu'il eut touché le tissu fauche, teraclope fut illuminé d'un éclair blanc, et il grandit, avant de devenir un grand noctunoir.
Magireve, Noctunoir et Motisma remercièrent Arian à l'unisson, avant de partir, comme évaporés dans la nature. Arian reprit le flacon qui contenait le remède, et le glissa dans son frigo, sans doute pour qu'il ne se décante pas avec le temps.

« Si tu veux voir ce qu'est un Spiritomb, tu n'as qu'au venir me voir ce soir, vers dix-huit heures trente. Le trio de Vestigion parle du pokémon qui est scellé dans l'ancien Cimetière qu'il y a derrière la chapelle du cimetière. C'est un peu comme La Tour Mirage de Hoenn, il n’apparaît qu'avec des certaines conditions, aujourd'hui c'est le jour parfait : il y a une lune bleue, donc, le puits du cimetière sera visible. »

Tiens donc. Il lui propose donc de l'accompagner dans sa petite tâche ? Bien sûr, Levy, bien trop curieuse au sujet de ce pokémon, n'allait sûrement pas refuser. En souriant, le professeur prit un poffin de sa momartik et le mangea tranquillement, avant de se pourlécher le pouce et les lèvres une fois le gâteau fini.
Levy refit un peu le tour de la pièce, avant de redonner des morceaux de chocolat à ses pokémons. Ensuite, elle reprit le livre de contes qu'elle avait posé sur une commode victorienne, et, pensive, parla de nouveau à Arian.

« Merci beaucoup. Oui, je pense que je viendrais. Cependant, je n'aime pas non plus cette idée de « créer » un être de façon aussi glauque. »

Soudain, en manque de sommeil, Levy s'aperçut qu'elle vacillait un peu. Elle décida donc de retourner dans sa chambre, pour laisser Arian tranquille, et surtout, rattraper un peu ce sommeil qui lui manquait.
Après avoir salué les pokémons et leurs éleveurs, l'adolescente partit, bientôt suivie de ses pokémons, dont Spike, qui avait lâché son amie Sion à contre cœur. Il lui adressa un petit « à bientôt » de ses petites pattes, et partit au devant de sa dresseuse vers leur chambre, pour se préparer à revenir.



Chambre de Levy – 18h15

Drrrriiiiiiiiing ~

Oui, pour une fois, Levy avait daigné mettre un réveil sonner. Ainsi, Destiny n'eut pas à la réveiller, comme elle le fait d'habitude.
La jeune fille avait somnolé un peu, histoire d'être un peu plus en forme. Pour une fois, elle décida de se changer en s'habillant un peu plus chaud. Même si ce n'était pas encore suffisant. L'adolescente aux cheveux bleus avait vêtu un pantalon blanc, ainsi qu'un T-shirt à manches longues aux couleurs vertes, ornées de petits détails orangés. Ses bottines et une veste orange -décidément, elle aime bien cette couleur-, Levy sortit de sa chambre, suivie encore une fois par toute sa petite famille. Spike et Kodoku étaient devants, l'un par hâte de revoir ses amis, l'autre pour indiquer le chemin à sa dresseuse, histoire qu'elle ne se perde pas, pour changer un peu.
Oui, le tiplouf connaît mieux l'académie que Levy. Il faut croire qu'il a un excellent sens de l'orientation.

La jeune fille arriva bien vite devant la porte d'Arian -mémoire visuelle?-, et encore une fois, s'apprêtait à toquer, lorsque Spike fonça dans la porte, croyant que sa dresseuse l'avait ouverte.
Oui, enfin c'est lui qui l'ouvrit, avec une bosse, cadeau de la maison.
En geignant, le sabelette reprocha gentiment à sa dresseuse de ne pas avoir ouvert la porte. L'orpheline se retint de rire avec grand peine, tandis que son chacripan allait réprimander Spike pour sa tenue, comme d'habitude. Kodoku, lui, s'accrocha aux jambes de sa dresseuse et ne bougea plus.

« Désolée. Il est surexcité depuis quelques temps. »
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