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 Glace et Feu

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MessageSujet: Sognatore et Coraggioso   Mer 11 Juil - 10:06

Je marchais le cœur douteux, je marchais l’âme tourmentée par des questions dont je n’avais pas encore les réponses, mais j’avançais résolument, prête à répondre à mes interrogations. Mes talons s’écrasaient sur le sol, criaient leur douleur mais pourtant, je poursuivais ma route sur les feuilles rouges et orange, condamnées à se faire écraser et à disparaître lentement. Pourquoi étais-je si anxieuse ? Je m’apprêtais à changer la vie de deux êtres, celle de Protettivo ainsi que la mienne, je m’apprêtais à changer le cours de quatre existences. A mon arrivée à l’Académie, j’avais reçu une lettre marquée du sceau de cet établissement incroyable et célèbre. De phrases en phrases, l’on m’annonçait la présence du Centre d’Adoption au sein de l’école. Dès les premiers signes de ponctuations, j’étais conviée à visiter ce bâtiment et faire la rencontre des petits bouts de choux et honnêtement, je le désirais. Mais au fond, je savais très bien qu’un Pokémon pouvait ne pas m’accepter, me rejeter et c’est cette pensée qui me trottait en tête, inlassablement. Peut-être n’étais-je pas capable de me rendre compte de l’alchimie d’une relation, peut-être. Par le passé, j’avais connu bien des Coordinateurs ne s’entendant pas à merveilles avec certains de leurs partenaires et je ne souhaitais aucunement connaître cela, non. A mes yeux, une équipe constituait une deuxième famille, aussi bien du côté des Pokémon que des humains. Je me noyais dans mes interrogations et mes doutes, puis la réalité me ramena à la surface. J’étais finalement arrivée, là où je devais prendre des choix éternels, ineffaçables. Je pris la sphère contenant mon seul et unique allié et le libérai. Je le vis, lui si majestueux et incroyable. Il était au courant de ce que nous faisions ici, mais ne semblait pas s’en inquiéter, non, pas le moins du monde. J’enviais sa force et sa sérénité, et ce, depuis toujours. Lorsque je le regardai, il me fit rapidement comprendre que je n’avais rien à craindre, il me le fit comprendre d’un seul regard. Je le connaissais, il me connaissait. Je voulais à tout prix connaître un lien similaire avec mes futurs compagnons, je le voulais à tout prix.

-Pingo, Pingoléon? (Entrons, non?)

-Oui, allons-y, répondis-je la voix incertaine.


Je posai ma main sur cette poignée dorée, signe de noblesse. Je la fis descendre lentement, l’esprit hésitant. Je poussai la porte, le souffle court. Je savais bien que c’était stupide de ma part, moi qui d’habitude était si motivée et positive, mais je ne voulais en aucun cas rendre malheureux un petit Pokémon à l’avenir encore libre. Je m’approchai du comptoir, suivi de mon Empereur des Glaces. Mes pas semblaient confus, comme si j’allais fuir. Je fermai les yeux, repris mon souffle, repris confiance et m’adressai à l’hôtesse-infirmière se trouvant derrière ce meuble symbolique. Ses courts cheveux noirs trahissaient terriblement sa spontanéité, tant de par leur racine brune que par l’importante et odorante couche de laque dont elle les avait enveloppés ce matin. Son visage était marqué par l’âge, sans doute avait-elle vécu les cinq dernières décennies. Son regard, agrandi par de bien grosses lunettes à la « Ugly Betty », était surmonté de long faux-cils et redessiné par un long trait d’eye-liner. Elle cherchait désespérément à cacher son vécu, les années passées. Son sourire blanc et sans doute refait, était bordé par des lèvres sanguines et ô combien pulpeuses. Quelque chose de glaçant se dégageait de son sourire, comme si elle s’apprêtait à vous jouer un sale tour. Je ne pus m’empêcher de penser si les bambins n’avaient pas peur d’elle.

-Bonjour, je viens afin de visiter le centre. Je suis Alix Nova, nouvelle professeur à l’Académie.

-Bonjour ! Je suis Brigitte, hôtesse et infirmière, comme vous pouvez le voir sur mon badge.


A ses mots, elle réajusta sa poitrine, déplaçant sa blouse blanche plus qu’entrouverte, me laissant apercevoir un soutien-gorge léopard des plus… bombants. Ses longs ongles tout aussi sanguinaires que ses lèvres semblaient tout aussi faux que ses cils et sa poitrine. Dieu qu’elle était surfaite, et refaite, accessoirement. Elle me lança un sourire incroyablement grande mais qui, à ma surprise ne fit pas bouger ses joues pourtant rebondies. Décidemment, cette femme était inquiétante. Elle quitta son fauteuil et me rejoint. J’eus la surprise de découvrir une blouse bien trop courte pour elle, me dévoilant sa petite culotte noire, agrémentée de porte-jarretelles, loin d’être catholiques. Des bas-résilles remplaçaient les pourtant bien courants collants bruns semi-transparents que l’on voit bien souvent. Et pour parfaire tout cela, elle portait des chaussures que même moi je n’oserais pas porter. Rouge, en latex pailleté et brillante comme des flashs de photographes, ces talons l’achevaient, la rendant putassière à souhait. Elle m’indiqua de la suivre, et se mit à marcher d’une allure vulgaire et arrogante à souhait. Mains sur les hanches, dandinement et surtout le fameux : Salut les filles ! Prêtes pour une soirée cookies chaude comme mon four ? » À chaque fois qu’elle croisait une collègue. J’avais honte et Protettivo aussi. Dès que des élèves nous croisaient, ils nous dévisageaient, enfin ils la dévisageaient elle. En la regardant, je remarquai que son derrière volumineux était évidemment lui aussi refait, bien sûr. Nous marchâmes environs deux minutes, puis arrivèrent devant un ascenseur. Je compris dès lors, en voyant le gabarit de ce dernier, que les implants mammaires de ma guide allaient bien me gênée dans ce petit espace. Elle nous invita à rentrer, Protettivo et moi. Une fois installés, l’étage choisi, elle nous demanda :

-Dîtes-moi, on voit beaucoup mes cicatrices ? Vous savez, une mammoplastie ça peut laisser des traces, heureusement, mon chirurgien est un amouuur !

Et elle déboutonna entièrement sa blouse ultra-slim, agita sa paire de silicone devant nous. Mon ami et moi lui firent non de la tête. Inutile de dire que cette expérience nous avait traumatisés. Satisfaite de notre réponse, elle rangea ses pare-chocs léopard. Elle se mit à chanter atrocement une chanson débile, louant les bienfaits du botox et du collagène. A ses mots, je compris pourquoi elle n’avait pas un visage naturel. Chaque mois, elle recevait sa petite piqure dans chaque joue. Finalement, nous furent sauvés par la sonnerie nous annonçant notre arrivée. En sortant, je me sentis libre et légère. Mais je fus étonnée, nous n’arrivions pas dans un couloir mais dans une sorte de salle d’attente, reliée à trois autres salles par autant de portes.

-Je vais vous expliquer. La première salle comporte les femelles. La deuxième salle est la couveuse, là où se trouve les œufs que vous pouvez également adoptez et finalement, la troisième salle est là pour les mâles. Nous visiterons premièrement les salles femelles et mâles. Vous n’avez le droit d’adopter qu’un seul petit par espèce, même s’ils sont de sexe différent. Avez-vous des questions ? Non. Direction les femelles.

Nous entrâmes alors dans une salle blanche, remplie de petites bêtes adorables. Toutes semblaient heureuses et apaisées. Certaines dormaient, d’autres couraient, quelques-unes nageait ou volait et les dernières jouaient par petit ou grand groupe. Je sentis l’euphorie me gagner. Mes doutes s’envolèrent en un instant. Je me sentais joyeuse, dépourvus de crainte. Alors que je m’approchais d’un groupe jouant, je la vis. Elle s’approchait de moi. Elle volait allégrement, le cœur léger et laissait ses longs cheveux onduler dans l’air. Son collier de perles écarlates et scintillantes valsait au rythme de sa respiration. Son regard rubis semblait heureux et serein, comme un petit ange. Mais elle était un spectre. Elle volait dans ma direction puis, rapidement, se posa sur ma tête. Elle se mit à rire doucement, d’un ton joyeux et enfantin. En moi, je sentis quelque chose naître. Je sentis le début d’un lien se construire. Sans même m’en rendre compte, je commençais déjà à l’aimer et j’en étais certaine, l’inverse se produisait ainsi. Elle était calme et apaisante, semblait relaxée. Puis Brigitte intervint, rompant cet instant incroyablement fort. De sa voix irritante, elle m’annonça :
Vous n’êtes pas la première à remarquer Feuforêve. Néanmoins, jamais elle n’a prêté d’attention à quelqu’un. Elle semble vous apprécier. J’imagine que je peux remplir les papiers d’adoption, commenta-elle en dégainait ses dents radieuses et artificielles. En attendant, je vous laisse cinq minutes afin de choisir une Pokéball et un surnom pour la petite.

-Je vous en serai reconnaissante. Merci beaucoup.

Je la fis doucement et délicatement descendre de ma tête afin de la prendre dans les bras. Je la regardai et son visage me laissait rêveuse. Rêveuse, Sognatore en italien. Ce nom me plaisait et j’espérai que cela lui plaira également. Je lui soumis mon idée.

-Dis ma belle, Sognatore, ça te plairait comme nom ?

-Feuforêve ! Feufo !


Elle souriait, cela lui plaisait. Je sorti donc une Pokéball et la toquai contre le front de ma nouvelle partenaire en murmurant les mots « Ça ira, laisse toi faire ». En faisceau rouge apparu et emporta le petit fantôme aux cheveux violets. La sphère remua trois fois, en rythme et s’arrêta. C’était terminé. Elle avait accepté. Je la fis revenir et demandai à Protettivo de faire connaissance avec elle. Il le fit avec joie. C’est dans la bonne humeur que tout droit, nous rejoignîmes Brigitte, notre hôtesse bricolée. Elle semblait encore plus heureuse et m’invita à entrer voir les mâles. Ils se comportaient de la même manière que les femelles mais un d’entre eux retint mon attention. Il essayait de voler mais n’avait pas d’ailes. Il essayait mais n’y arrivait. C’était un petit Draby. Lentement, je m’approchai de lui. Quand il sauta encore une fois, je le rattrapai avant qu’il ne tombe. Il me sourit. Je lui chatouillais le ventre. Protettivo, qui portait ma petite Sognatore arriva et semblait lui aussi apprécier le petit dragon. Il était courageux, et semblait vouloir réaliser son rêve le plus cher, voler. Il semblait savoir que pour cela, il devait évoluer, du moins je le supposait. Je lui proposai alors de nous rejoindre, Sognatore, Protettivo et moi. Il grogna des gémissements de plaisir et sauta dans mes bras, puis dans ceux de Protettivo avant de monter sur le dos de Sognatore qui accepta de lui faire faire un tour en volant. Ils étaient tous les deux heureux et cela me comblait. Brigitte remplit rapidement les papiers concernant ma deuxième adoption, puis je demandai à Draby de venir vers moi. Je lui demandai alors si Coraggioso, Courageux en italien lui convenait comme nom. Il approuva de la tête avant de sauter sur mes épaules. Nous repartîmes donc tous les quatre, prêts à donner mon premier cours qui avait lieu le lendemain. J’étais heureuse et sereine, je me sentais bien et eux aussi, c’était tout ce qui comptai, pensais-je en regardant les feuilles tomber.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Glace et Feu   Sam 8 Sep - 12:33

Je me trouvais devant cette vague de regards intrigués et lumineux qui, avec tendresse infantile, me fixait. Ces yeux brillaient de curiosité, d’attention, d’étonnement. Car, ils le savaient tous, j’étais venu adopter un ou deux d’entre eux. Car oui, des bébés Pokémons s’étendaient en face de moi et me dévisageaient adorablement. Je me baissai alors à leur taille et me mis à caresser certains d’entre eux avec douceur et amour. Ils tous mignons. Cependant, je ne comptai pas adopter le plus beau, non. Je recherchai un jeune compagnon avec qui, je l’espérais, j’allais passer de très beaux moments, que jamais je n’oublierai. En cherchant du regard cette petite boule de vie qui me taperait dans l’œil, mes yeux bleus se posèrent sur lui. Il se trouvait quelque peu en retrait par rapport aux autres. Il semblait plus réservé et moins chahuteur que les autres, plus calme. Je me rapprochai avec légèreté de lui et délicatement, je le caressai. Son pelage était si doux et si soyeux que l’on aurait pu croire à une peluche, mais il était bel et bien vivant. Il semblait heureux que je le caresse, comme s’il ne s’attendait pas à attirer l’attention. Je le soulevais avec attention et le pris au creux de mes bras. Il émit un doux gémissement et se blottit encore plus fort contre moi. Il avait l’air de m’apprécier et c’était réciproque. A la manière de mes rencontres avec Sognatore, Coraggioso et Amore, j’avais à cet instant ressenti comme un déclic au plus profond de mon être qui fit frémir ma chair. L’euphorie me gagna instantanément et je le regardai, paisible. J’étais certaine d’une chose ; il était sobre. Je l’avais tout de suite remarqué. Il n’était pas exubérant, ni foufou, gaffeur. Au fur et à mesure, je le devinais contraire à Coraggioso, lui qui était si excité et toujours prêt à bondir. Le petit bout de choux que je tenais tendrement dans mes était simplement calme et simple, sobre, humble. Avec affection, je frôlai du bout de mon doigt sa joue, l’incitant à me regarder, ce qu’il fit.

-Dis-moi, aimerais-tu rejoindre mes amis ? Je te promets qu’ils sont tous très gentils.

Sur son visage jeune et innocent se dressa immédiatement un sourire qui me rendit heureuse. Il frotta énergiquement son groin rose contre mon cou, puis il me regarda plein d’admiration. Il avait accepté. Mais à présent, il me fallait lui trouvé un nom qui lui plaise. Alors, je me mis à réfléchir tout en le couvrant de douceur et de caresses. Puis, en repensant à son caractère, une petite idée me vint à l’esprit. Sa sobriété évidente m’inspira un petit surnom, qui à mes yeux lui convenait parfaitement. Alors, je le lui proposai ma petite idée.

-Dis, il te faut un petit nom ! Que dirais tu de « Sobrio ». Moi, je trouve que ça te va très bien, voir même parfaitement.

Il ouvrit grand ses yeux, cachés un tout petit peu derrière ses poils marrons et en voyant ses étincelles s’illuminer dans ses pupilles, je compris immédiatement que cela lui plaisait. Ainsi, un petit Marcacrin avait rejoint mon équipe ! J’étais fière, car je l’aimais déjà et j’étais absolument certaine qu’il s’entendrait très bien avec Protettivo, Sognatore, Coraggioso ainsi qu’Amore. Chacun avait son propre caractère, mais après tout, tout fonctionnait à merveilles, alors pourquoi pas avec Sobrio ? Je me préparai à rejoindre la sortie quand je sentis une douce sensation se frotter contre ma jambe. Je ne compris pas de quoi il s’agissait, mais en baissant les yeux, mon regard croisa le sien. Il était beau et élégant, robuste et gracieux mais également confiant. Il était superbe et son magnifique pelage roux brillait comme le feu meurtrier. Ses yeux de braise étaient remplis de détermination, il savait ce qu’il voulait. Il voulait que je reparte également avec lui. Je m’agenouillai alors, afin de lui faire face. Décidemment, ce Goupix était splendide et il le savait, il en jouait. Mais j’étais pourtant convaincue que derrière cette fierté se cachait un adorable compagnon qui voulait prouver de quoi il était capable. Du moins, ce n’était que ma première hypothèse. Je lui souris, lui tendit une Pokéball et avec simplicité je lui demandai ceci :

-Splendido, ça te convient comme nom ?

Et nous partîmes tous trois rejoindre nos quatre autres compagnons.
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