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 Y'a un proverbe de dresseur qui nous dit... [solo/capture]

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MessageSujet: Y'a un proverbe de dresseur qui nous dit... [solo/capture]   Dim 10 Nov - 1:19

Gauche, droite, gauche… regauche, reregauche, drrrr….oite ! Ouf, c’était juste ! On a encore failli tomber, dis-donc ! Allez on repart, gauche, droite… wow, wow, wow ! Trop en avant, trop en avant, trop en avant ! REDREEEEEESSSE !!!! GAUCHE ! Droite… gauche…

Hé bah… pas très stable tout ça ! D’un côté, avez-vous déjà essayé de marcher sur du sable un jour où votre démarche était déjà bien instable ? C’était pourtant exactement ce que cette Spinda était en train de faire ! Chacun de ses pas s’enfonçaient dans le sable, manquant de la faire trébucher… mais à chaque fois, elle retrouvait miraculeusement son équilibre. De plus, un mystère demeurait dans toute cette histoire : Mais bon sang, qu’est-ce qu’elle foutait ? Voilà déjà une bonne demi-heure que je la fixai du regard, camouflé derrière une petite dune de sable un peu plus haute que le reste de la plage, persuadé que cette Pokémon avait un objectif en tête…
A chaque fois que je la voyais se baisser, comme pour ramasser quelque chose, je m’apprêtais à bondir pour la prendre la main dans le sac… hélas, à chaque fois, je me rendais compte que ses mouvements n’avaient rien de prémédités et qu’il ne s’agissait que de son pas le plus naturel qui soit…
De plus, j’avais beau questionner Jean-Pierre encore et encore sur ce Pokémon, il semblait incapable de me montrer un Pokémon ressemblant physiquement à celui que j’avais face à moi. Ce Spinda n’était pas beige avec des tâches rouges… non, il était rouge avec des tâches beiges ! Etait-ce une spécificité des femelles ? Jean-Pierre n’en avait pas fait mention… pourtant, d’après mes impressions, c’était la seule raison logique qui me venait en tête ! Les seules parties beiges de son visage étaient un cercle entourant sa bouche, de petites tâches autour de ses yeux et au niveau de son cou, ainsi qu’un cercle par oreille, à l’extrémité pour l’une et à la base pour l’autre. En bref, tout cela n’avait aucune logique ! Tout comme il n’y avait aucune logique de trouver une Spinda ici ! Tout comme il n’y avait aucune logique dans les mouvements de cette créature ! Tout comme il n’y avait aucune logique dans absolument tout ce qui entourait cette créature d’illogisme !

Lassé d’attendre pour rien, je me redressai une luxeball en main et m’élançai en direction de ma proie. Bah oui… depuis tout à l’heure, je l’épiais au cas où ce Pokémon aurait quelque chose d’intéressant à montrer, mais à la base, je voulais simplement la capturer ! Après-tout, c’était le but de ma sortie : selon les règles du bon dresseur, une équipe parfaite était constituée de 6 Pokémon, donc je devais atteindre ce nombre magique au plus vite ! Et non, rappelons-le, Plante Verte ne compte pas.
Brandissant fièrement mon arme sur ce Pokémon qui, selon moi, était incapable d’y résister, je la lançai de toutes mes forces en direction de la créature tachetée de rouge… euh, de beige.

Pouf. Mais… mais, mais, mais, MAIS ! Voilà une demi-heure que je l’observai perdre son équilibre à répétition, mais pas une seule fois elle ne s’était retrouvée face contre terre… pas une seule fois, mis à part à la seconde où ma ball aurait dû l’atteindre en pleine tête pour la capturer ! Résultat, Spinda était à terre… tandis que ma luxeball continuait sa route un peu plus loin jusqu’à se perdre sur le sable chaud...

Bah, un coup de chance qui ne se reproduirait pas ! Attrapant une seconde luxeball, je la lançai sur mon adversaire à terre : cette fois, pas de chute possible pour lui sauver la mise !

Pouf. Dans le sable la ball, tandis que la Spinda se retrouvait à faire le poirier sur la dune de sable. Sa tentative se solda d’ailleurs par un échec, et sa figure se transforma bien rapidement en une simple roulade. Finalement, elle trouva plus sage de se redresser d’un bond. Un bond qui se termina par une réception sur trois pattes… Mais bon sang, où avait-elle acheté son équilibre elle ? Chez Ikea ? Et on avait oublié de lui donner la moitié des pièces ? Il n’y avait pas d’autre explication !

Toujours est-il qu’une fois que l’autre fut de nouveau debout, je m’empressai de lui balancer une bonne dizaine de luxeball, en vain. Je tentai même de l’attraper physiquement pour l’empêcher de bouger de façon si chaotique… mais rien à faire ! A chaque fois que quelque chose s’approchait d’elle, qu’il s’agisse de ball ou de moi, la petite créature trébuchait, accélérait brutalement, changeait sa cadence… si bien qu’il m’était tout simplement impossible de l’atteindre.

« BIEN ! Assez ri ! », Hurlai-je, sur les nerfs. « Papouf ! A toi de jouer ! »

Déposant ce gros Patapouf sur le sol, je lui donnai une de mes luxeball pour qu’il l’envoie sur la Spinda : en utilisant ses pouvoirs psychiques, il allait bien réussir à la toucher, non ? Après la minute d’attente habituelle de Papouf, le Ramoloss poussa un beuglement lassé avant d’user de ses pouvoirs pour déplacer la ball en direction du Spinda, avec à peine plus de résultats que moi. Autant essayer d’atteindre tous les canards du dernier niveau de Duck Hunt !

Fou de rage, je hurlai sur ce pauvre Papouf pour lui ordonner de réussir l’impossible, tout en réfléchissant à une autre stratégie. Peut-être devrai-je utiliser Kipik pour ralentir l’autre truc ? Non, ce n’était pas une question de vitesse… juste une question de déplacements plus qu’improbables ! Non mais regardez-la… elle tournait sur la tête à présent ! Et au dernier moment, à la seconde où la pokeball aurait dû atteindre sa tête, elle souleva son corps de ses deux bras, laissant l’objet passer en dessous d’elle. MAIIIIIIIIIIIIS ! C’EST INSUPPORTABLE !


*MIOM !*

Hein ? Comment ça Miom ? Ma luxeball venait de tomber à terre, Papouf ayant visiblement délaissé son emprise psychique sur l’objet. Surpris, je tournai la tête vers le Ramoloss pour découvrir qu’il avait été mystérieusement remplacé par un gros hippopotame. Enfin, pas si gros que ça… mais suffisamment gros pour que la moitié du corps de ce cher Papouf se retrouve à se faire mordiller dans sa gueule ! Remarquant la queue ballotante de mon ami qui sortait de la gueule de l’autre créature sortie du sable, j’hurlai de toutes mes forces, ordonnant à cet idiot passif de sortir de là avant qu’il ne soit trop tard.

Hélas, le Ramoloss se laissait parfaitement faire, tandis que l’autre continuait de le broyer entre ses dents plates comme un vulgaire brin d’herbe. Ce n’est qu’après une bonne minute d’affrontement que Papouf se mit à hurler de l’intérieur de la gueule de son adversaire, et qu’il balança un pistolet à o directement dans l’estomac de l’Hippopotas. Cela eut pour effet de lui faire lâcher prise, mais pas de le mettre hors-jeu ! L’autre prit juste une bonne dizaine de seconde pour recracher toute l’eau qu’il venait d’ingurgiter contre son gré.

Fier de mon partenaire, je me plaçai à ses côtés pour lui donner l’ordre suivant :

« Vas-y ! Papouf ! Déflagration, comme l’autre jour ! »

Les yeux grands ouverts, Papouf dévisageait son adversaire, une lueur guerrière dans le regard. On sentait qu’il en redemandait, qu’il était prêt à lutter pour se battre et laver son honneur d’avoir été ainsi en partie bouffé par cette créature sablonneuse ! Il rageait intérieurement, il souffrait, mais il souhaitait avant tout se battre pour me montrer à quel point je pouvais compter sur lui ! C’était mon Papouf ! Le grand, le seul, l’unique Papouf, qui était aussi intelligent que puissant, et qui venait subitement de s’effondrer à mes pieds.

Quoiiiiiiiiiiiiii ? Cet idiot venait seulement de remarquer que son corps lui hurlait depuis plusieurs secondes qu’il n’était plus en état de se battre… et voilà qu’à présent, sans avoir subi la moindre attaque supplémentaire de l’autre, il se retrouvait hors-jeu ! RAAAAAAAAAH ! Décidément, entre cette Spinda intouchable et cet hippopotame à la mâchoire aussi large que puissante, c’était pas ma journée ! Mais qu’importe… je jurais de les capturer, TOUS LES DEUX ! Et pour cela…

Attrapant la totalité de mes Pokeball, je libérai mon armée entière pour faire face à cet hippo insultant. Quel crâneur ! Il me regardait de ses petits yeux froncés entourés d’une peau couleur sable, le reste de son énorme museau étant aussi sombre qu’une tablette de chocolat noir. Il semblait aussi fou de rage que moi ! Tant pis pour lui ! Fouifi, Darty, Kipik et Boumboum, tout ça juste contre lui ! Mwahahaha, il faisait moins le fier maintenant ! Il allait goutter à notre travail d’équipe des plus impressionnants !

Le premier à réagir fut Darty. Enfin, non… le premier fut Fouifi qui, sitôt qu’il vit l’autre hippopotas face à lui, hurla de terreur et parti en marche arrière. Mais la fuite n’étant pas une attaque, on ne le compte pas ! Donc, le premier fut bel et bien Darty qui, levant les bras au ciel dans un rire des plus terrifiants, déclencha une violente tempête de grêle. Les glaçons qui tombaient sur cette plage transformée en champ de bataille étaient d’une grosseur si impressionnante que, même moi, j’en fus réduit à me protéger la tête des deux mains pour éviter de finir assommé. Les autres combattants ne semblaient pas apprécier ce changement de climat… mais le plus marquant fut probablement Fouifi, donc la course fut tout simplement stoppée par un glaçon plus gros que les autres qui atterrit sur son crâne.
Grêle 1 – Fouifi 0… next !

Ce fut ensuite au tour de l’hippopotame de répliquer. Et tandis qu’il rentrait dans l’affrontement, une bourrasque de vent se leva, soulevant le sable qui nous entourait en une véritable tempête de sable, balayant par la même occasion la grêle que l’adepte des éléments venait de créer. Notons au passage que les autres combattants furent ainsi partagés entre le soulagement de voir la grêle s’achever, et la déception de voir une tempête de sable se lever…
Bref, suite à cette action, Darty plissa les yeux et dévisagea l’autre d’un regard meurtrier, l’air de dire : "COMMENT OSE-T-IL ?" ! Bah oui, faut le comprendre… le climat, c’est son truc, il veut pas de concurrence !

Vint ensuite le tour de Kipik, qui se jeta fièrement à l’assaut de son adversaire pour l’atteindre de son aiguillon empoisonné. Et elle le toucha ! Enfin… plutôt, il la toucha. En effet, l’hippopotame écrasa le ver d’une de ses pattes sitôt qu’il fut assez proche. Hors de combat, Kipik ne bougeait plus… je fus donc contraint de la rappeler, avant de faire de même avec l’autre fuyard que j’avais oublié plus loin. Heureusement, notre adversaire semblait déjà regretter son geste : remuant la patte avec laquelle il venait d’écraser Kipik, il me laissa deviner que l’aiguillon de ma petite protégée avait eu l’effet escompté, et avait finalement empoisonné sa cible ! Un poison faible… aussi faible que Kipik l’était, mais un poison quand même ! BREF !

Tour suivant, Darty ! Oui, parce que actuellement, Boumboum passait son tour : la bombe vivante ne savait plus où donner de la tête ! Tournant sur lui-même depuis tout à l’heure, il cherchait surtout à comprendre la situation, en plus d’être balloté par les éléments. Il faut dire qu’il n’avait pas vraiment eu l’occasion de faire connaissance avec le reste de l’équipe… donc finalement, pour lui, tous les Pokémon présents étaient des adversaires potentiels !
Revenons donc à Darty qui, fâché de ce changement de climat, leva à nouveau les bras pour effectuer une amusante danse de la pluie. En un instant, un véritable déluge fondit sur la plage, faisant au passage grimper le niveau de la mer de quelques centimètres. Ouvrant de grands yeux, l’hippopotame sembla paniquer : plutôt que de continuer l’affrontement de façon régulière, il préféra porter son regard sur la spinda derrière-lui, qui s’était immobilisée depuis le début de l’affrontement mais n’osait pas interférer.

ERREUR FATALE !!!! En effet, pour résumer la suite…. BOUUUUUUUM !

Voyant une ouverture, Darty étant occupé à rire de sa pluie malveillante et l’hippopotame regardant ailleurs, Boumboum décida de s’adonner à sa grande passion : exploser. Darty fut littéralement soufflé du combat, percuta un mur et tomba inconscient. Quant à l’hippopotame, il eut la bonne surprise d’être balancé en pleine mer. Seule la Spinda et moi, qui étions un peu plus éloignés, ne fûmes pas touchés. Quant à Boumboum… bah, comme à chaque fois qu’il utilisait ce pouvoir, il avait rejoint les autres perdants du match.

Hé bah, tu parles d’un travail d’équipe… Darty avait affaibli la moitié de ses alliés, en plus de mettre hors de combat Fouifi… qui d’ailleurs s’était enfuit, tandis que Boumboum avait tout simplement attaqué la totalité des Pokémon présents sans distinction. Finalement, la seule ayant véritablement fait son boulot fut Kipik, malgré son inefficacité ! Bref, le principal, c’était d’avoir gagné, non ? Il ne me restait plus qu’à capturer l’autre hippo avant que…

NON ! IMPOSSIBLE ! Ma proie ressortait de l’eau en rampant, encore consciente ! Peuh ! Tant pis, je lance quand même la ball !

Pouf… Ha ! Il évite moins bien que la Spinda, lui ! L’objet l’avale en un rayon rouge, retombe sur le sable… et se rouvre dans un éclair.

« Hey ! Genre t’es encore en état de ressortir ! Arrête de tricher ! », Hurlai-je avant de relancer une luxeball sur ma proie.

Le pauvre hippopotame eut à peine le temps de refaire un mètre en direction de la Spinda qu’il se retrouva à nouveau enfermé dans une ball. Celle-ci tiqua une unique fois au sol avant d’exploser de la même façon que la précédente et de libérer ma future capture.
Bien… il voulait jouer à ça, on allait jouer à ça ! Je suis patient… TRES patient ! Comment ? Insistant ? C’est pareil !

Une ball de plus… deux… trois… quatre… dix… vingt… trente… à chaque fois, l’autre n’arrivait qu’à faire un pas de plus avant que je ne lui relance une ball supplémentaire. Usé par ce combat qu’il avait mené, par cette pluie battante qui continuait de tomber et par ce poison qui le harcelait, il commençait à faiblir… et pourtant, il insistait, se rapprochant toujours plus de la Spinda à chaque instant.

La dernière ball me donna un faux espoir, remuant une bonne dizaine de secondes avant d’exploser à nouveau.
« Raaaah, ça y était presque ! », Dis-je, tout en relançant une nouvelle ball.
Cette fois-ci, la Spinda décida de réagir. A l’identique de l’hippopotame, elle fit quelques pas, toujours aussi instables, jusqu’à arriver à sa hauteur tandis qu’il se faisait une fois encore gobé par un rayon rouge. Ils semblaient se connaître… mais je m’en fichais bien moi, je comptais juste les capturer ! Et après cet affrontement mythique, je me devais de réussir ma capture ! Allez… Allez !

L’autre était haletant. Il n’en pouvait plus. Les yeux mi-clos, il observait la Spinda d’un regard triste, tout en devinant qu’une ball de plus lui serait fatale. Levant une patte en direction de la bipède, il semblait réclamer son aide. Comprenant l’appel de son ami, elle s’agenouilla auprès de lui. Malheureusement, elle semblait incapable de l’aider… elle ne pouvait que constater ces larmes qui coulaient le long des joues de l’hippopotame, se joignant à l’eau de pluie qui martelait son corps habituellement si sec. Elle ne pouvait pas combattre un dresseur… comment pouvait-elle l’aider ? Elle n’était même pas certaine de pouvoir intercepter une ball sans se retrouver enfermée à son tour ! Elle semblait vouloir le prendre dans ses bras, l’emmener loin d’ici, malgré son pas chancelant… elle voulait partir, avec lui, le sauver… pour avoir veillé sur elle tout ce temps… pour ce temps passés l’un auprès de l’autre…
Mais il n’était plus en état… un dernier clignement d’œil, un dernier sourire triste… et l’hippopotame détourna le regard. Tremblante, la Spinda approcha ses mains du corps trempé de son ami, lentement, jusqu’à pouvoir toucher l’une de ses pattes… mais lorsqu’elle réussit finalement à la toucher, cette pattes sembla perdre toute consistance. Son aspect animal se transforma lentement en un simple rayon rouge, tout comme l’ensemble de son corps pour finalement être aspiré dans cet objet sphérique que tout humain utilisait. La sphère remua, sous le regard aux expressions indéchiffrables de la Spinda, mais derrière lequel chacun pouvait deviner une intense tristesse. Les battements de la ball faiblissaient… de seconde en seconde, l’hippopotame à l’intérieur de l’objet perdait son dernier affrontement, jusqu’à ce que finalement sa prison ne se verrouille définitivement, et ne lui arrache cette liberté avec laquelle il était né…

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